Mise à jour le 23 mars 2022

Lien vers les offres d'emplois

Accueillir
un.e stagiaire

Au cours des deux années d’études au CFMI de l’Université Lyon 2, les étudiant·es effectuent des stages en milieu scolaire et dans d'autres structures (crèches, hôpitaux, structures culturelles) afin de mettre en pratique les notions et techniques enseignées, d’apprendre à travailler avec des partenaires, et de préparer ainsi leur future insertion professionnelle. Par l’observation et l’échange avec des professionnels, par la mise en œuvre de projets d’éducation musicale et artistique devant des publics divers, par le partage d’expériences avec leurs pairs et avec l’aide et les conseils des formateurs, ils/elles construisent peu à peu leurs compétences professionnelles.

Le stage de deuxième année de DUMI est effectué dans des conditions proches de la réalité d’exercice du métier de musicien·ne intervenant·e. Il a pour objectif de permettre aux étudiant·es d'inscrire le travail musical dans la logique d'une politique culturelle locale. Différents professionnels partenaires sont associés, selon leurs compétences, au suivi, à l’encadrement et à l’évaluation de l’étudiant·e en vue de la délivrance du Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant (DUMI) en fin de cursus.
 

Partenariat avec la collectivité

Pour la collectivité d’accueil, ce stage constitue une occasion de mieux formuler son projet d’éducation artistique et culturelle (EAC), de promouvoir l’éducation artistique en milieu scolaire, d’associer les différents acteurs culturels de son territoire, d’expérimenter différentes modalités de travail d’un musicien intervenant et d’étudier la faisabilité de la création, à terme, d’un ou plusieurs emplois de musicien·nes intervenant·es.

Modalités pratiques du stage

La collectivité accueille pendant une année universitaire un·e étudiant·e de 2ème année selon un calendrier défini. Les interventions se déroulent habituellement chaque lundi d’octobre à mai. A partir du mois de mai, en fonction des besoins du projet et des possibilités des classes, le/la stagiaire peut également disposer de la journée du mardi pour travailler avec les élèves.

Le choix précis de l’école (ou des écoles) se fait en concertation avec l'Inspection de la circonscription, le conseiller pédagogique en éducation musicale (CPEM), les équipes enseignantes et la collectivité d'accueil. Quelques critères sont déterminants : le projet d’école doit refléter la volonté des enseignants de développer l'éducation musicale et artistique avec des partenaires ; les conditions matérielles d'accueil doivent être satisfaisantes ; les interventions de l'étudiant·e ne doivent pas avoir lieu sur plus de deux sites distincts.

En fin d'année, l’étudiant·e présente l'épreuve pratique de son diplôme dans deux classes où il/elle a effectué son stage, devant un jury composé de deux formateurs/trices du CFMI ainsi que d'un·e représentant·e de la collectivité territoriale, de l’Éducation nationale et du secteur culturel local.
Cette épreuve est également l’occasion d’effectuer un bilan réunissant les principaux partenaires.

Au sein de l’école, l’étudiant·e intervient dans quatre classes (3 classes des cycles 2 et 3, et une classe du cycle 1). C’est l’équipe enseignante, avec l’aval de l’Inspection de circonscription et du CPEM, qui détermine les classes concernées.
L’étudiant·e mène des séances d’éducation musicale d’une durée allant de 30 minutes à 1 heure avec chacune des quatre classes, en fonction des cycles. Les séances sont réparties sur les deux demi-journées (de préférence deux le matin et deux l’après-midi). Le stage peut être effectué dans deux écoles, mais en tout état de cause, l’étudiant·e reste dans la même école chaque demi-journée. Il ne peut donc pas y avoir plus de deux écoles concernées.
Les interventions à l’école nécessitent des temps d'observation et des temps de rencontre entre l’étudiant·e et les différents partenaires.

Rôles des différents partenaires

Le/la stagiaire est un·e étudiant·e en formation et, au sein de l’école, il/elle a les obligations des intervenant·es extérieurs. Il/elle doit se conformer au règlement intérieur des bâtiments ainsi qu’à la réglementation applicable en cas de sorties scolaires ou de déplacements. Il/elle doit vivre toutes les étapes de la réalisation de projets d’éducation musicale à l’école, depuis leur conception avec les partenaires concernés jusqu’aux réalisations finales et à l'évaluation. Le travail mené doit conjuguer pratique artistique, éducation esthétique et ouverture culturelle.

Les formateurs/trices du CFMI de l’Université Lyon 2 assurent le suivi et le conseil de l’étudiant·e. Le planning des visites des différents formateurs/trices est communiqué aux partenaires. À cette occasion, l’étudiant·e rend compte de son travail et de son évolution. Chaque visite fait l’objet d’un compte-rendu rédigé par l’étudiant·e.

La collectivité favorise les relations entre les différents partenaires (étudiant·e, équipes pédagogiques, structures culturelles locales). Elle contribue financièrement à l’accueil du/de la stagiaire et aux projets musicaux. Elle informe l’étudiant·e de sa politique en matière d’éducation artistique et culturelle.

L’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) et le CPEM de la circonscription sont associés à toutes les étapes de la mise en place du stage (choix des écoles, des équipes) et au travail mené dans les classes (projet musical et pédagogique). Ils/elles ont autorité pour visiter l’étudiant·e et pour le/la conseiller.

Les enseignant·es restent les responsables de leur classe et les garants de la cohérence des apprentissages. Ils/elles sont constamment présent·es lors des séances, participent activement à la conception des projets et apportent leurs compétences de généralistes au côté de l’étudiant·e.

La direction de l’école veille à la transmission de l’information entre l’école, le CFMI et l’étudiant·e. Elle s’assure du bon accueil de celui-ci dans l’équipe et de la bonne mise en œuvre matérielle des interventions. Elle informe le/la gestionaire de scolarité du CFMI de l’Université Lyon 2 de tout retard, absence ou manquement de l’étudiant·e.

L'ancrage territorial des stages et projets musicaux
Dynamique de territoires

L’organisation de stages des étudiant·es sur les territoires permet au CFMI de soutenir le développement de l’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté.

Une attention aux territoires prioritaires

En lien avec les stages professionnels de ses étudiant·es qui lui confèrent la légitimité à mobiliser les acteurs locaux, le CFMI initie et accompagne la réalisation de projets musicaux avec des écoles de secteurs ruraux ou d’une manière plus générale ne disposant que de peu d’infrastructures culturelles et d’acteurs artistiques pouvant permettre de telles actions.
Dans ces secteurs, l’école primaire est souvent l’unique repère culturel identifié par l’ensemble de la population et constitue la base à partir de laquelle fédérer les énergies.

Recruter
un.e apprenti.e


COMMENT RECRUTER UN.E APPRENTI.E ?

L’employeur définit une fiche de poste comme pour le recrutement d’un·e musicien·ne intervenant à l’école professionnel·le. Pour être valide au regard des enjeux de la formation, la fiche de poste devra inclure une majorité de temps de travail dans le temps scolaire.
Les étudiant·es de 1ère année motivé·es par une deuxième année de formation en alternance adressent leur candidature aux employeurs qui se sont fait connaitre du CFMI. L’employeur choisit le/la candidat·e qui lui semble correspondre à ses attentes.
 

QUELLE REMUNERATION ?
Secteur privé :

L’apprenti·e perçoit un salaire mensuel correspondant à un pourcentage du Salaire Minimum Conventionné sur la base d’un plein temps dans l’entreprise :

 

Age

18 à 20 ans

21 à 25 ans

26 ans et +

% du SMIC

51%

61%

100%

Ce salaire est exonéré des charges sociales. L’employeur est également exonéré de la plupart des charges sociales patronales (Cotisations sociales prises en charge par l’état à l’exception d’AT, FNAL, retraite complémentaire et taxe transport, soit environ 10% à 15 % suivant la taille et le statut de l’entreprise).

NB par rapport au % du SMIC : un·e apprenti·e du CFMI est considéré être dans sa deuxième année d’apprentissage au regard de la loi car sa formation est étalée sur deux ans.
 

Secteur public :
Lorsque l’apprenti·e prépare un titre ou diplôme de niveau III, il/elle bénéficie de la rémunération minimale réglementaire, majorée de 20 points. Le texte sur la rémunération dans le secteur public a été modifié. Il précise que dorénavant les 20 points peuvent également s’appliquer aux niveaux I et II (le DUMI est positionné au niveau II).
Article D6272-2  Créé par Décret n°2017-199 du 16 février 2017 - art. 1
 
QUELLES VALEURS AJOUTÉES POUR L'EMPLOYEUR ?

Développer l’accès à l’emploi des jeunes / Transmettre un savoir-faire et intégrer l’apprenti·e à la vie et à la culture de l'environnement professionnel de sa structure /  Participer à la formation de son/sa salarié·e / Renforcer ses moyens opérationnels sans alourdir ses charges de fonctionnement.
 

QUELLES OBLIGATIONS POUR L'EMPLOYEUR ?

Accueillir, former et évaluer l’apprenti·eDésigner un/une maître d’apprentissage chargé·e de transmettre ses compétences à l'apprenti·e tout au long du contrat /  Contribuer en partie au coût de la formation en fonction de son statut (public ou privé).

Insertion professionnelle
des Musicien.nes Intervenant.es

Référentiel métier des Musicien.nes Intervenant.es

Professional Repository for Musiciens Intervenants (Instructor Musicians)


Les musicien.nes intervenant.es, au terme de leurs deux années d'études (préparation au DUMI), ne font pas partie du personnel de l’Éducation Nationale mais tous/toutes peuvent prétendre à travailler dans une école maternelle ou élémentaire en étant agréé·es par l’Éducation Nationale sans avoir à passer à nouveau par une commission d’agrément. Ils/elles sont généralement employé·es par des communautés de communes, des municipalités (avec souvent un rattachement à l’école de musique du lieu), par des associations musicales, ou par des organismes à vocation départementale (ADDIM, Fédérations départementales musicales ou éducatives). C’est ainsi que les collectivités territoriales sont devenues un partenaire très actif, offrant pour les musiciens intervenants un éventail de responsabilités de plus en plus large et diversifiant ainsi les débouchés proposés à la suite de l’obtention du diplôme.

Le DUMI offre la possibilité d’être embauché·e comme assistant·e spécialisé·e dans la Fonction Publique Territoriale (sur concours).

Le CFMI de l'Université Lyon 2 fait habituellement état d’une insertion professionnelle qui avoisine les 100%.

À l’issue de la formation, les diplômé·es de la session de juin 2017 travaillent à 30% à plein temps (20h hebdomadaires)  – à 53 % à mi-temps ou plus (environ 10-15 heures hebdomadaires) – et à 17 % pour moins d’un mi-temps. Il faut préciser que les titulaires du DUMI souhaitent souvent, d’une part diversifier leurs activités, d’autre part conserver une pratique artistique personnelle (ensembles instrumentaux ou vocaux, spectacles jeune public ou tout public…) tout en exerçant le métier de musicien.ne intervenant.e. Les temps de travail incomplets sont donc rarement subis, sauf dans des territoires où l’emploi est relativement éclaté du fait de la géographie particulière (zones rurales). Il faut parfois plusieurs années pour que ceux/celles qui souhaitent s’y implanter trouvent un cadre d’emploi cohérent. Dans le même temps, dans divers secteurs excentrés et perçus comme peu attractifs du fait de leur éloignement des foyers artistiques, existent des emplois non pourvus.

Créer un poste
de MI

Créez un poste d’assistant·e territorial spécialisé·e d’enseignement artistique et recrutez un·e musicien·ne intervenant à l’école.

Pour aller plus loin, consultez le guide pratique publié par le CNCFMI : Organiser un service d’intervention musical dans un territoire
 

Nombre de collectivités territoriales sont convaincues de l’importance de l’éducation musicale et souhaitent la développer notamment à travers l’école, structure dont dispose toute collectivité même de dimensions modestes et qui accueille l’ensemble des jeunes d’une population sans distinction d’origine sociale ou culturelle.
Toutefois, la création d’un poste et l’embauche d’un·e musicien·ne intervenant à l’école supposent un ensemble de démarches parmi lesquelles il est parfois difficile de se repérer.

Première étape :

La collectivité décide et inscrit à son budget la création d’un poste d’assistant·e territorial d’enseignement artistique (ATEA) spécialité "musique", discipline "intervention en milieu scolaire". C’est le seul cadre d’emploi existant pour ce type de travail dans la fonction publique territoriale.
Consultez  le Décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux d'enseignement artistique.

Ce cadre d'emploi a fait l'objet d'une réforme en 2012, revalorisant et regroupant les anciens cadres d'assistant spécialisé d'enseignement artistique (ASEA) et d'assistant d'enseignement artistique (AEA).
La collectivité communique sa décision notamment au CNFPT, qui décide de l’ouverture du concours de recrutement correspondant en fonction du nombre de postes déclarés. Cette communication est donc importante pour la titularisation des personnes embauchées.

Deuxième étape :

La collectivité définit le profil spécifique de l’emploi qu’elle propose et publie son offre d’emploi par tous moyens jugés efficaces (centre de gestion du personnel territorial, presse, courriers aux organismes professionnels ou de formation...).

Troisième étape :

La collectivité étudie les candidatures reçues et organise des entretiens d’embauche pour les candidat·es dont le profil l’intéresse. Elle doit prioritairement embaucher un·e titulaire ou une personne reçue sur la liste d’aptitude à la suite des concours du CNFPT.
Toutefois, si aucun·e titulaire ne se présente, ou si ceux/celles qui se sont présenté·es ne correspondent pas au profil du poste, la collectivité peut recruter un·e contractuel·le en attendant de pouvoir recruter un·e titulaire qui lui convienne ou de pouvoir titulariser le/la contractuel·le.
Si c’est un·e titulaire qui est immédiatement embauché·e le processus est terminé.

Quatrième étape :

Si la collectivité embauche un·e contractuel·le, elle lui proposera un contrat d’un an renouvelable dont la légalité devra être contrôlée par la préfecture.
Parfois il arrive que des préfectures contestent un contrat. Si la collectivité a bien respecté les procédures, elle n’aura pas de difficulté à argumenter et obtenir l’approbation du contrat.
La collectivité doit s’assurer que le/la candidat·e retenu·e possède bien le diplôme requis (en l’occurrence le DUMI) qui, à la fois, garantit sa compétence, permet d’envisager à terme une titularisation et évite toute difficulté vis à vis des autorités de l’Éducation Nationale puisqu’il vaut agrément pour intervenir dans les écoles.

À toutes fins utiles :

La personne embauchée aura forcément besoin, pour accomplir sa mission, d’un minimum de moyens matériels qui se traduisent en termes financiers. La collectivité doit donc prévoir un budget de fonctionnement qui peut être très variable en fonction de l’ambition des projets à mettre en œuvre et des moyens déjà existants (matériel instrumental, d’enregistrement...).

Sur le territoire de la région Auvergne - Rhône-Alpes, une structure d'emploi dédiée aux musiciens intervenants peut accompagner les démarches de création de poste : Le Pôle d’intervention artistique Auvergne - Rhône-Alpes