Le mercredi 11 mars, à l'occasion des Rencontres autour du Handicap, le programme « Ça tourne hors champ » a dévoilé les films réalisés en seulement 84 heures par les étudiantes et étudiants et mettant en scène des actrices et acteurs en situation de handicap ; la projection s'est suivie d'une intervention sur les enjeux des représentations des personnages en situation de handicap dans le cinéma.
Le projet « Ça tourne hors champ »
Projet pédagogique et artistique résolument novateur, « Ça tourne hors champ » poursuit une double ambition : éveiller les consciences des étudiants et étudiantes en cinéma et audiovisuel à l'inclusion sur les plateaux, tout en offrant à des actrices et acteurs en situation de handicap une expérience professionnalisante. Fort de nouveaux partenariats avec la St Joost School of Art & Design (Pays-Bas) et la Luca School of Arts (Belgique), ainsi que de de la Fondation Wild Lam (un groupement d'acteurs et d'actrices en situation de handica), le programme rayonne désormais à l'échelle européenne. Il constitue une opportunité inédite de faire évoluer les regards sur le handicap et d'acquérir de précieuses compétences inclusives.Martin Fournier, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Lumière Lyon 2 et initiateur du projet nous explique :
« Nos étudiants et étudiantes en cinéma et audiovisuel sont les professionnels de demain. Ce programme leur permet d'intégrer durablement les réflexes nécessaires pour travailler avec des personnes en situation de handicap. Ils en ressortent transformés et pleinement convaincus par la démarche. C'est également un levier puissant pour visibiliser le talent et le professionnalisme d'acteurs trop souvent exclus du secteur »
La projection de 2026
Pour cette édition 2026, treize courts-métrages ont ainsi vu le jour, treize films réalisés avec la même contrainte de temps : 84 heures pour les écrire, les réaliser et les monter. De plus chacun de ces films a fait jouer un ou plusieurs acteurs ou actrices en situation de handicap.
Tous ont été projetés le mercredi 11 mars sur le campus des Berges du Rhône. De plus la projection a été suivie par l'intervention de deux étudiantes en sociologie qui ont analysé les dynamiques humaines et matérielles à l’œuvre lors de la réalisation de courts-métrages dans ces conditions.
Et ensuite ?
A présent une nouvelle phase du projet s'ouvre : celle de l'accessibilité. En étroite collaboration avec l'association Ciné Sens, les étudiants se consacreront à la réalisation de sous-titrages pour sourds et malentendants (SME) ainsi qu'à la création d'audiodescriptions, afin de garantir l'accessibilité de ces œuvres pour tous les publics.Informations pratiques
Lieu(x)
Campus Berges du Rhône