Publié le 22 mai 2026 Mis à jour le 22 mai 2026
le 10 juin 2026
Campus Berges du Rhône
13h00
Maison des Sciences sociales et des Humanités - MSH, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon
Salle Marc Bloch
Madame Rigele NA présentera ses travaux en soutenance le mercredi 10 juin 2026 à 13h00, dans la salle Marc Bloch située dans la Maison des Sciences sociales et des Humanités - MSH, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Type de soutenance : Soutenance de travaux de thèses
Titre des travaux: Grammaire du Solon : une langue toungouse septentrionale du nord-est de la Chine
Directrice de thèse : Mme Brigitte PAKENDORF
École doctorale : 3LA - Lettres, Langues, Linguistique, Art
Équipe de recherche : DDL - Dynamique du Langage

La soutenance sera publique.


Membres du jury
 
Prénom Nom Université Qualité
Mme Brigitte PAKENDORF CNRS & Université Lumière Lyon 2 Directrice de thèse
Mme Sonia CRISTOFARO Sorbonne Université Rapporteure
M. Andrej MALCHUKOV Université Johannes Gutenberg Examinateur
M. Denis CREISSELS Université Lumière Lyon 2 Examinateur
Mme Shan CONG Université Sun Yat-Sen Examinatrice

Mots-clés :
solon, description, langue toungouse

Résumé :
Cette thèse propose une description grammaticale du solon dans une perspective aréale et typologique. Le solon est une langue toungouse septentrionale parlée à Hulunbuir, en Mongolie-Intérieure (Chine). Avec environ 10 000 locuteurs restants,la langue connaît actuellement un processus rapide de déplacement linguistique vers le mongol et le chinois mandarin et doit par conséquent être considérée comme une langue en danger (Nargil 2025b).
Le solon occupe une position typologique particulière au sein de la famille des langues toungouses, en grande partie en raison de son histoire sociolinguistique spécifique et de contacts prolongés avec des langues voisines. En particulier, le solon a subi une influence durable des langues mongoliques. Ce contact remonte aux bassins des fleuves Amour et Zeya, où les Solon étaient en interaction avec le dagour, une langue mongolique (Janhunen 1996). À la suite de la migration des Solon de la région Amour–Zeya vers les bassins des rivières Nonni et Hui au XVIIe siècle, conjointement avec les Dagours, la langue est entrée dans une phase de contact intensifié avec le mongol, qui fonctionnait alors comme lingua franca régionale.
Trois variétés de solon sont généralement reconnues : le solon de Hailar, le solon de Nonni et le solon d’Ongkor, aujourd’hui disparu. Cette thèse se concentre sur le solon de Hailar, la variété la plus importante, parlée dans les bassins des rivières Hui et Imin, en particulier dans la Bannière autonome evenke.
La présente grammaire repose sur des données de terrain de première main, recueillies lors d’une période de terrain à distance et de deux missions de terrain menées entre 2022 et 2025. Le corpus comprend des textes spontanés tels que des récits de vie, des contes et des conversations, ainsi que des données obtenues à partir de stimuli, des phrases élicitées et des jugements de grammaticalité.
Cette étude propose une description détaillée de plusieurs aspects de la grammaire du solon, notamment la phonologie, le profil sociolinguistique, la morphologie nominale, la morphologie verbale, les groupes nominaux, la structure de la proposition simple et les mécanismes de liaison entre propositions. En décrivant ces phénomènes dans une perspective aréale et typologique, cette thèse vise à contribuer aux études toungouses, à la recherche sur le contact des langues et, plus largement, à la typologie linguistique.
Les textes solon collectés dans le cadre de cette recherche sont disponibles sur la plateforme Pangloss :https://pangloss.cnrs.fr/corpus/Solon


 

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Berges du Rhône