Publié le 2 novembre 2026 – Mis à jour le 2 novembre 2026
le 6 novembre 2026
Campus Berges du Rhône
14h00
Lieu : Maison Internationale des Langues et des Cultures (MILC), 35 rue Raulin, 69007 LYON France
Salle : Amphithéâtre de la MILC

Madame Camille SIGNES soutiendra publiquement ses travaux de thèse dirigés par Madame Michèle CLEMENT et Madame Claire PLACIAL, le vendredi 6 novembre 2026

Type de soutenance : Soutenance de travaux de thèses
Titre des travaux: Vers une 'grammaire' mystique européenne de la première modernité (France, Allemagne, Espagne)
Directrices de thèse : Madame Michèle CLEMENT et Madame Claire PLACIAL
École doctorale : 3LA - Lettres, Langues, Linguistique, Art
Équipe de recherche : IHRIM - Institut d'Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités

La soutenance sera publique.


Membres du jury
 
Prénom Nom Université Qualité
Mme Michèle CLEMENT Université Lumière Lyon 2 Directrice de thèse
Mme Claire PLACIAL Université de Lorraine Co-directrice de thèse
M. Julien GOEURY Sorbonne Université Rapporteur
Mme Véronique LOCHERT Université de Haute-Alsace Rapporteure
Mme Xenia VON TIPPELSKIRCH Goethe-Universität Frankfurt Examinatrice
Mme Anne TEULADE Université Paris-Est Créteil Examinatrice
M. François TREMOLIERE Université Rennes 2 Examinateur

Mots-clés :
mystique, première modernité, européen,

Résumé :
Cette thèse étudie les écrits mystiques de la première modernité dans trois espaces linguistiques et culturels – l’Espagne, la France et l’Allemagne – afin d’interroger leur constitution en phénomène littéraire européen. Elle fait l’hypothèse que, par-delà la diversité des langues, des traditions confessionnelles et des formes, ces textes mettent en oeuvre des opérations suffisamment récurrentes pour former ce que je propose d’appeler une « grammaire mystique européenne ». Celle-ci ne constitue pas une langue commune qui se superposerait au français, à l’espagnol ou à l’allemand, mais une langue dans les langues, reconnaissable aux manières comparables dont elle les travaille. Le terme de grammaire ne désigne ainsi ni un système normatif, ni la syntaxe particulière d’un idiome, ni un répertoire de formes ou de mots qui appartiendraient en propre aux mystiques. Il désigne un ensemble d’opérations suffisamment récurrentes pour demeurer reconnaissables et suffisamment mobiles pour engendrer des réalisations différentes selon les langues, les genres et les oeuvres : du commun moins dans l’identique que dans la récurrence de variations.
Un premier temps étudie la manière dont la mystique, loin de disposer de formes littéraires propres, investit celles qui lui préexistent et les travaille de l’intérieur : du poème à la prose et au théâtre, elle emprunte les genres autant qu’elle en trouble les frontières. Un deuxième temps porte l’enquête au coeur d’une « langue trans », saisie non dans la permanence de signes communs, mais dans la récurrence de gestes de passage qui la mettent en mouvement. Tour à tour translation, transfusion et transgression, la langue mystique traduit l’altérité,incorpore l’hétérogène et produit de l’étrangeté dans la langue : à la transe du sujet répond ainsi le trans de la langue. Enfin,l’étude de la traduction confronte cette grammaire au passage effectif des textes d’une langue, d’une confession et d’un lectorat à l’autre. La fluidité même de cette grammaire, qui rend possible son extension européenne, consacre-t-elle la mystique comme phénomène transnational, ou en annonce-t-elle au contraire le crépuscule ?

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Berges du Rhône