Mise à jour le 16 juil. 2021
Retrouvez ici les témoignages d'anciens du DAEU
 
Eglantine S. - DAEU à DISTANCE - 2020

Laura C. - DAEU - 2020


 
Sylvain B. -
DAEU - 2009
 

Mesdames, messieurs les enseignants,
Je voudrais vous adresser par cette lettre mes plus vifs remerciements pour l’ensemble du travail que vous accomplissez envers les étudiants du DAEU. Cela fait maintenant 10 ans que j’ai été reçu à mon DAEU avec une mention, mention que je n’aurais jamais pu penser avoir auparavant. Ce diplôme a été un tel succès et une telle révélation pour moi que je me suis lancé dans des études universitaires avec toutes les difficultés qu’une personne sortant d’un DAEU peut avoir en revenant sur les bancs de l’école. Pour moi, le plus grand choc a été de me retrouver avec des « jeunes » qui avaient plus de dix ans de moins que moi. Ces études m’ont permis d’évoluer personnellement et professionnellement, si bien que je suis sorti il y a un mois avec un titre de docteur en géographie. Malgré le travail accompli et l’acharnement en vu de l’obtention de ce titre, j’avoue que mon diplôme du DAEU est, et restera toujours, le diplôme dont je serai le plus fier.

Voici un extrait issu de mon rapport final de thèse qui montre qui j’étais avant le diplôme du DAEU raconté par mon directeur de thèse : « Sur la base d’une documentation mondiale sur le sujet, Yanni Gunnell rappelle que le doctorant est mâle, jeune, d’une origine socio-économique aisée, avec un parcours scolaire élitiste ou au minimum généraliste, issu d’une ethnie dominante, et sans handicap reconnu. Sur ces bases, Sylvain Blondeau est un doctorant atypique : 38 ans, origines modestes, n’a jamais fréquenté un lycée. Ayant obtenu un BEP à 18 ans dans un contexte d’échec scolaire et de grandes difficultés personnelles, il devient fonctionnaire municipal à 24 ans. A 29 ans, il décide de passer un DAEU et franchit un cap personnel puisqu’il se met indéfiniment en disponibilité de la fonction territoriale pour faire des études supérieures de géographie à l’université. Enfin, Sylvain Blondeau est victime depuis l’adolescence, de blocages de locution et d’écriture dans sa langue maternelle : copies blanches tout au long de sa scolarité, zéro en français au BEP ». Voici le Sylvain Blondeau d’il y a dix ans et il faut bien dire qu’il a beaucoup changé et cela, grâce, en premier lieu, aux enseignants du DAEU, qui m’ont permis d’avoir ce parcours assez atypique.

Le DAEU a été pour moi une mise à l’épreuve, passant d’un environnement enfantin (aussi bien physique que professionnel) à un état d’adulte où il faut prendre des décisions et les assumer. Avoir un DAEU a été une révélation, le passage d’une vie « vécue » à une vie « voulue », le passage où on vous dit ce que vous devez faire et penser à une vie où vous devenez maître de vos décisions et où on se sent capable de déplacer des montagnes. J’avoue toutefois que ce passage ne s’est pas réalisé sans frayeur, prendre des décisions est difficile à faire dans un premier temps. Pour reprendre une phrase de campagne de François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle de 2012, je dirais qu’à l’époque, je me disais : « le changement c’est maintenant !! ». J’ai, encore aujourd’hui, un souvenir marquant et fortement présent dans ma mémoire, et qui restera encore de nombreuses années. Mon enseignante de Français (Fabienne De Corsaire, je ne suis pas sûr de l’écrire correctement, désolé…) nous avait demandé d’écrire un autoportrait (ma toute première rédaction !!!) avec pour seule consigne d’expliquer la raison de notre présence dans ces cours du DAEU. Je me souviens encore de la peur qui m’animait lorsqu’elle a rendu les copies, de la peur de la note mais surtout de sa compréhension de mon histoire personnelle. Je me souviens encore de son regard quand elle me l’a rendu et de la joie à la vue de ma note (malgré de nombreuses fautes d’orthographe et de syntaxe) : elle avait compris et le plus important, elle ne me jugeait pas.

La principale explication de mon parcours et de mon titre de docteur récemment obtenu est le parcours scolaire du DAEU et le corps enseignant qui a œuvré pour des jours meilleurs pour moi. En cela, je voudrais vous exprimer mon extrême gratitude et mes plus vifs remerciements pour l’aide que vous avez fournie et que vous continuez à donner à des personnes, qui, comme moi, désirent évoluer dans leur vie.

Je voudrais également remercier le personnel administratif qui œuvre tous les jours pour que de nombreux étudiants participent et réussissent ce diplôme. Merci à eux pour leur investissement. Bien cordialement et avec mes plus vifs remerciements.
 

Laëtitia R. -
DAEU à distance - 2014
 

Au total, j’ai abandonné les études à quatre reprises : à la fin de ma première littéraire en France, en seconde en Angleterre, en terminale au Cambodge puis en première année de BTS en France. Je n’aimais pas l’école, bien que mes notes étaient globalement bonnes ou correctes. Je m’ennuyais et ne supportais pas de rester assise en classe à écouter un professeur toute la journée. J’avais l’impression de perdre mon temps, de ne pas apprendre de choses utiles, et je me disais que je me débrouillerai très bien sans diplômes.

Après avoir voyagé et travaillé à l’étranger comme barmaid pendant deux ans, je suis rentrée vivre en France. J’avais alors vingt ans, pas de diplôme, ni permis de conduire. J’ai enchaîné les petits boulots dans la grande distribution et la restauration, puis j’ai fait de la mise en rayon pendant un an et ai travaillé comme employée de vie scolaire dans un collège pendant deux ans. J’accompagnais en classe des élèves de la sixième à la quatrième atteints de dyslexie, dysgraphie, dysorthographie et troubles d’attention. Je les aidais à réaliser leurs exercices, prendre des notes, se concentrer et écouter en classe.

De voir les élèves apprendre un tas de choses et essayer de se surpasser lors des contrôles m’a donné envie de me cultiver et de reprendre les études. J’ai réalisé que j’étais finalement capable de rester assise toute une journée en classe à écouter un professeur. Puis j’étais très limitée dans ma recherche de travail, je regrettais de ne pas être allée au bout du lycée, je trouvais que je manquais de culture générale et avais l’impression que certaines personnes pouvaient me prendre de haut du fait que je n’avais pas le baccalauréat.

J’ai alors découvert le DAEU. J’ai suivi les cours par le CNED plutôt que les cours du soir car j’habitais à une heure de Lyon et travaillais vingt heures par semaine. Ainsi, j’ai pu conserver mon poste d’employée de vie scolaire et passer mon permis de conduire, tout en étudiant par correspondance.
 

Gladys M. -
DAEU 2020
 

Bonjour, moi c’est Gladys,

Je viens ici témoigner de mon aventure pendant mon année de DAEU.

Avant toute chose, j’aimerais commencer par vous parler de ma petite expérience car c’est souvent grâce à l’expérience de l’un que nous aidons le projet de l’autre. J’ai arrêté l’école en 2011 après une troisième en alternance suite à un harcèlement scolaire. A mes 19 ans j’ai commencé à travailler auprès des personnes âgées et parfois des personnes en situation de handicap, puis je me suis tournée vers un CAP petite enfance que j’ai passé par correspondance et que j’ai obtenu en 2018. Tout s’est très vite enchaîné, j’ai arrêté mon travail en tant qu’aide à domicile et j’ai repris une activité en crèche et en école maternelle. Le seul problème c’est que mes activités ne correspondaient pas à mes attentes. Je me suis très vite rendu compte que ce dont j’avais besoin, c’était d’aider les gens, mais plus dans un but psychologique. C’est ainsi que je me suis rappelée d’un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps, celui de devenir psychologue. J’avais vite oublié cette idée lorsque j’ai vécu mon harcèlement par manque d’estime personnelle, mais aussi par manque de ressources psychologiques. Après mûre réflexion et l’envie de m’en sortir, je me suis lancée et j’ai commencé mes recherches pour pouvoir obtenir un équivalent au bac afin d’accéder aux études universitaires et commencer ma licence en psychologie.

S’il y a bien un souvenir que je garde longtemps en mémoire, ce sont les rencontres que j’ai pu faire à l’université. J’ai pu m’ouvrir à d’autres mondes, connaitre d’autres personnes avec leurs histoires, parfois similaires à la mienne ou bien parfois totalement différentes et pourtant tout aussi intriguant. Aujourd’hui, je suis encore en contact avec quelques personnes du DAEU et ça fait toujours plaisir d’aller boire un verre avec eux lors de mes petites escapades sur Lyon !

J’ai choisi volontairement de passer le DAEU en 1 an en choisissant les matières suivantes : l’histoire, parce que j’aime énormément découvrir le monde d’avant, celui qui a composé notre ère d’aujourd’hui ainsi que la littérature, puisque je suis à l’aise en français et que j’aime beaucoup lire. D’ailleurs, j’avais arrêté de lire, mais avec ma reprise d’études, j’ai pu reprendre goût à la lecture, ce qui est très bénéfique pour moi aujourd’hui. Passer le DAEU en 1 an était un très gros challenge personnel ayant arrêté le collège très tôt. Au départ, mes cours étaient tous en présentiel, mais le covid est arrivé et nous sommes passés en distanciel. J’ai beaucoup douté de mes capacités, mais dès que je sentais que ça n’allait pas et que j’avais besoin d’encouragements, je n’hésitais pas à discuter de mes lacunes avec mes collègues du DAEU, mais aussi avec Céline ou avec Sébastien, ils ont tous été d’un réel soutien et une grande source de motivation !

Si j’ai repris mes études, c’était dans un but précis ; devenir psychologue clinicienne. Je pensais qu’à 25 ans c’était terminé pour moi les études supérieures, étant donné que je n’avais pas de Bac, mais en faisant plus de recherches, c’est ainsi que j’ai découvert le DAEU et c’est à cet instant que je me suis décidée, l’année 2019-2020 sera l’année qui va marquer une première étape de mon projet.

J’ai plusieurs conseils à donner aux nouveaux stagiaires qui vont aussi vivre cette aventure, le premier c’est d’avoir confiance en vous, ne vous sous estimez pas. Le DAEU est un diplôme accessible à tous, même si vous rencontrez des difficultés pendant votre année, quoi qu’il en soit, vous pouvez le faire. Le deuxième conseil c’est qu’il faut vous organiser, qu’il soit en distanciel ou en présentiel, il vous faut trouver un équilibre entre vos cours, vos révisions, vos lectures et votre vie professionnelle et personnelle, ce n’est pas impossible d’allier le tout, une bonne productivité résulte d’une bonne organisation et surtout accordez-vous des moments de répit pour pouvoir repartir du bon pied. Enfin, un dernier conseil aux nouveaux stagiaires, ne laissez pas votre passé vous rattraper pour celles et ceux qui ont vécu un harcèlement scolaire ou encore bien d’autres épreuves difficiles dans le milieu scolaire. N’ayez crainte, tout se passera bien. Sachez que le DAEU avant d’être un diplôme est un projet, un objectif, une étape pour vous projeter dans l’avenir, c’est une expérience qui va vous apporter énormément de bénéfices. Personnellement, la seule difficulté que j’ai rencontrée en dehors des grèves de train et du covid, c’est le manque de confiance en moi qui m’a fait douter de mes capacités à réussir ce diplôme.

Aujourd’hui je suis en première année de psychologie et de sciences cognitives et je suis plus que jamais heureuse de pouvoir enfin me sentir bien dans un projet qui me tient à cœur et qui je l’espère, va finir par aboutir sur un bon terme.

Je vous souhaite à tous de réussir votre future année de DAEU et que cette expérience vous soit la plus bénéfique possible.

Alexis T. -
DAEU - 2020
 

Quel souvenir conservez-vous de votre passage en DAEU ?

Une année intense en stress et un soulagement final qui redonne énormément confiance en soi.

 Quel parcours avez-vous réalisé : formation en un an, deux ans ? En présentiel, en distanciel ? Quelles matières avez-vous suivies ?

Les matières que j’ai choisies étaient l’histoire, l’anglais, le français et l’économie, tout cela en un an et en présentiel car il me fallait une vraie rigueur et j’avais assez peur de décrocher.

Quel était votre projet de formation pour l’après DAEU avant d’entamer cette formation ?

J’ai toujours eu en tête de travailler dans l’immobilier et le projet s’est concrétisé avec l’aide des accompagnants du DAEU (atelier d’aide pour l’inscription à Parcoursup).

 Quels conseils pourriez-vous donner aux nouveaux stagiaires (en terme d'organisation, travail personnel...) ?

Pour vraiment avoir toutes les chances de son coté pour réussir le DAEU il faut :

- du temps, énormément de temps, j’ai personnellement dû arrêter mon travail à 39h afin de pouvoir me consacrer à 100% à la formation car le rythme était trop soutenu en combinant le travail et la formation.

- de la motivation, ne rien lâcher malgré les mauvaises notes du début qui peuvent être démoralisantes (mes premières notes en DM tournaient autour de 5/20 et grimpaient au fur et à mesure du semestre).

- de l’assiduité, rater rien qu’un cours suffit pour être perdu et pour la plupart des personnes l’écoute joue un grand rôle dans l’apprentissage.

- faire tous les Devoirs Maison, avec la méthode dans un premier temps puis sans la méthode ni le cours. Ce sont des entrainements très précieux qui jaugent l’évolution ; sans jauge, pas de progression.

 Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Pendant les 2 premiers mois de la formation je travaillais, donc la première difficulté était le temps de disponible pour la formation (11H de cours par semaine + au moins 20H de travail personnel à côté par semaine). Le stress des premiers jours qui s’est atténué avec la bonne ambiance générale des classes qui sont bien orchestrées par des professeurs extrêmement impliqués dans notre réussite et qui ne cessent de nous motiver au moindre relâchement.

 Que vous a apporté cette formation ?

Cette formation m’a apporté tout ce que j’attendais, une confiance en mes capacités, un retour à l’apprentissage et à une vie d’étudiant après plus de 3 ans en entreprise.

 Quel était votre parcours avant le DAEU et que faîtes-vous aujourd’hui ?

Avant le DAEU je travaillais dans le transport et la logistique, un domaine que j’ai choisi par dépit car je n’avais pas de diplôme et c’est un des premiers travails que l’on m’a proposés quand je suis rentré dans la vie active.
Actuellement je suis en première année de BTS Professions Immobilières en alternance à Science U (LYON 3) et dans une entreprise de gestion immobilière, j’ai réussi à concrétiser mon projet de reprise d’études dans la voie que je voulais.

 Vous pouvez ajouter tout ce qui peut vous sembler utile et que vous avez envie de partager

Les 3 choses à retenir avant de s’engager dans cette formation sont :
- Ne pas hésiter à effectuer la formation sur 2, 3 ou 4 ans si vous ne pouvez pas consacrer autant de temps que nécessaire et si vous habitez en dehors de Lyon, il faut bien évidemment prévoir la logistique pour arriver jusqu’à la fac. J’avais personnellement passé le permis moto afin d’accéder à LYON rapidement car le trajet était très compliqué le soir après 17H.
- Ne pas être absent et faire tous les DM ! (Sûrement une des clefs de la réussite)
- Réviser ses cours et bien apprendre la méthode. En espérant que cela se passe aussi bien pour vous que cela s’est déroulé pour moi. Bon courage et bonne réussite dans votre parcours.