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Créer un poste de musicien·ne intervenant à l'école

 
Créez un poste d’assistant·e territorial spécialisé·e d’enseignement artistique et recrutez un·e musicien·ne intervenant à l’école
Nombre de collectivités territoriales sont convaincues de l’importance de l’éducation musicale et souhaitent la développer notamment à travers l’école, structure dont dispose toute collectivité même de dimensions modestes et qui accueille l’ensemble des jeunes d’une population sans distinction d’origine sociale ou culturelle.
Toutefois, la création d’un poste et l’embauche d’un·e musicien·ne intervenant à l’école supposent un ensemble de démarches parmi lesquelles il est parfois difficile de se repérer.

Première étape :
La collectivité décide et inscrit à son budget la création d’un poste d’assistant·e territorial d’enseignement artistique (ATEA) spécialité "musique", discipline "intervention en milieu scolaire". C’est le seul cadre d’emploi existant pour ce type de travail dans la fonction publique territoriale.
Consultez  le Décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux d'enseignement artistique
Ce cadre d'emploi a fait l'objet d'une réforme en 2012, revalorisant et regroupant les anciens cadres d'assistant spécialisé d'enseignement artistique (ASEA) et d'assistant d'enseignement artistique (ASE).

La collectivité communique sa décision notamment au CNFPT, qui décide de l’ouverture du concours de recrutement correspondant en fonction du nombre de postes déclarés. Cette communication est donc importante pour la titularisation des personnes embauchées.

Deuxième étape :
La collectivité définit le profil spécifique de l’emploi qu’elle propose et publie son offre d’emploi par tous moyens jugés efficaces (centre de gestion du personnel territorial, presse, courriers aux organismes professionnels ou de formation...).

Troisième étape :
La collectivité étudie les candidatures reçues et organise des entretiens d’embauche pour les candidat·es dont le profil l’intéresse. Elle doit prioritairement embaucher un·e titulaire ou une personne reçue sur la liste d’aptitude à la suite des concours du CNFPT.
Toutefois, si aucun·e titulaire ne se présente, ou si ceux/celles qui se sont présenté·es ne correspondent pas au profil du poste, la collectivité peut recruter un·e contractuel·le en attendant de pouvoir recruter un·e titulaire qui lui convienne ou de pouvoir titulariser le/la contractuel·le.
Si c’est un·e titulaire qui est immédiatement embauché·e le processus est terminé.

Quatrième étape :
Si la collectivité embauche un·e contractuel·le, elle lui proposera un contrat d’un an renouvelable dont la légalité devra être contrôlée par la préfecture.
Parfois il arrive que des préfectures contestent un contrat. Si la collectivité a bien respecté les procédures, elle n’aura pas de difficulté à argumenter et obtenir l’approbation du contrat.
La collectivité doit s’assurer que le/la candidat·e retenu·e possède bien le diplôme requis (en l’occurrence le DUMI) qui, à la fois, garantit sa compétence, permet d’envisager à terme une titularisation et évite toute difficulté vis à vis des autorités de l’Éducation Nationale puisqu’il vaut agrément pour intervenir dans les écoles.

À toutes fins utiles :
La personne embauchée aura forcément besoin, pour accomplir sa mission, d’un minimum de moyens matériels qui se traduisent en termes financiers. La collectivité doit donc prévoir un budget de fonctionnement qui peut être très variable en fonction de l’ambition des projets à mettre en œuvre et des moyens déjà existants (matériel instrumental, d’enregistrement...).

mise à jour le 15 avril 2019


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