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Motions des composantes

Faculté des langues (lundi 27 mars)

Les débats ont abouti aux votes suivants :

- Soutien de l’AG à la motion présentée au CA par une délégation d’étudiants le 17 mars 2006 ("Le CA s’est associé à une large majorité à la demande de retrait du CPE et partage l’inquiétude des étudiants.") : 43 voix pour, 1 voix contre, 1 abstention, 10 refus de vote.

- Les contrôles et examens porteront exclusivement sur les cours qui auront effectivement eu lieu, dans le cadre des horaires habituels, en présence de l’ensemble des étudiants du groupe : 53 voix pour, 1 abstention, 1 refus de vote.

- Soutenant la demande présentée simultanément par les membres de l’AG des personnels de l’université réunie ce même jour à la même heure, l’AG des personnels de la Faculté des Langues demande que les personnels vacataires soient réputés avoir effectué leur service, comme les autres catégories de personnel : unanimité.

Les points essentiels soulevés pendant les débats sont les suivants :

- le calendrier doit être maintenu, tout changement impliquant des complications insolubles pour l’organisation des examens et la tenue des jurys (dont les derniers sont programmés pour le 13 juillet) et posant aussi problème pour les autres activités des étudiants après cette date ;

- est posée cependant la question des UE transversales (langues, culture et expression, UE libres) pour lesquelles il n’existe pas de deuxième session dans le système actuel ;

- la rumeur selon laquelle une deuxième session serait organisée en septembre semble infondée : il faut néanmoins rappeler qu’en septembre une grande partie des étudiants de la faculté des langues se trouve à l’étranger, soit en études intégrées, soit en tant qu’assistant ou lecteur ;

- la proposition de mise en ligne de documents paraît utile à une partie des enseignants mais ne peut se substituer aux cours in praesentia ;

- il ne peut par ailleurs être question de rédiger intégralement pour une publication électronique les cours préparés pour les séances de cours et de TD ;

- l’accès aux documents virtuels n’est pas possible pour tous les étudiants dans les mêmes conditions ; on ne peut avantager une partie d’entre eux au détriment des autres.

Anthropologie Sociologie (28 mars)

Le Conseil de la Faculté d’Anthropologie et de Sociologie s’est réuni hier, mardi 28 mars 2006. Deux représentants des enseignants vacataires y étaient invités pour participer à une réflexion sur la situation de paralysie des activités pédagogiques, qui nous impose de chercher, dès maintenant, des solutions propres à garantir conjointement la qualité de formation des étudiants et le maintien de la rémunération de nos collègues statutairement les plus fragiles.

Il apparaît, sauf cas particuliers relatifs à certains Cours Magistraux ayant précocement pâti du blocage des amphithéâtres C puis D, que nous devons évaluer le retard pris à compter du jeudi 16 mars. En moyenne, pour chaque enseignement, trois séances de cours pourront donc être considérées comme provisoirement perdues au terme de cette semaine. Par ailleurs, la répétition de lundis fériés au mois de mai doit préventivement et spécifiquement être prise en compte.

Une séance de rattrapage pourra être programmée lors de la quinzième semaine du semestre. Pour les deux autres, il reste encore crédible d’imaginer des solutions de plusieurs types (rattrapages dans des créneaux décalés ; polycopiés ; Internet ; permanences ; regroupements de séances ou de groupes ; etc.

Nous en appelons clairement à la solidarité et à la responsabilité des enseignants statutaires, dont la rémunération ne souffre d’aucune menace et qui pourraient faire valoir leur droit à ne pas compenser les séances manquées. Leur concours est pourtant essentiel. Si la notion de rattrapage ne doit pas devenir mécanique, il nous semble par contre extrêmement important, pour le bénéfice de l’ensemble de notre communauté, en interne comme dans notre affichage vers l’extérieur, que nous préservions une cohérence d’action garantie par des équipes pédagogiques soudées. Nous soulignons enfin le sérieux et le professionnalisme des enseignants vacataires qui ont su maintenir un encadrement à distance de leurs étudiants (notamment pour les TD d’Enquête), malgré les incertitudes et les difficultés.

En termes de méthode, nous demandons à ce que chaque enseignant, statutaire ou vacataire, prenne contact avec le(s) responsable(s) d’année(s) concerné(s), pour que se mette rapidement en place une coordination décentralisée : 1) de l’évaluation des retards de programme ; 2) de l’évaluation de la situation du contrôle continu des connaissance ; 3) de la mise en place de solutions de compensation les plus crédibles possibles. Chaque responsable d’année pourra également décider d’associer à son action les secrétariats concernés, ainsi que des représentants des étudiants.

Les directions des Départements de Sociologie et d’Anthropologie, ainsi que celle de la Faculté, aideront chaque responsable d’année dans ce travail. Notre ingénieure TICE, Aicha Hocine, peut également être mobilisée, complètement ou comme relais en direction de SENTIER, pour toute demande de mise en ligne de contenus d’enseignements.

Notre réflexion s’étant bâtie à partir de l’hypothèse d’un retour aux salles de cours dès lundi prochain, tout prolongement de la situation de blocage la rendra bien évidemment partiellement ou complètement caduque.

Communiqué du directeur de l’Institut de Psychologie

Dans la situation difficile que nous connaissons, et face aux incertitudes fortes vis-à-vis de l’évolution des événements, j’ai réuni ce matin le bureau de l’Institut (directeurs de départements et directeurs de laboratoires de recherche) élargi aux responsables d’années, afin de préciser et de communiquer notre position sur les enseignements et sur l’année universitaire.

De cette réunion de travail se dégagent les points suivants :
- nous cherchons tous à faire en sorte que les diplômes que délivreront les jurys en fin d’année universitaire ne puissent être considérés comme dévalorisés et soient en tout état de cause conformes aux textes d’habilitation ;
- comme chaque année, les examens porteront sur l’ensemble du programme ;
- des modalités de rattrapage spécifiques à la situation seront dès maintenant élaborées : le responsable de chaque unité d’enseignement étudiera avec ses collègues titulaires ou vacataires les dispositifs les plus adaptés au contenu et aux objectifs de cet enseignement (mise en ligne, sur le webétu, le site de l’Institut ou la plateforme de cours, de textes pouvant être travaillés directement par les étudiants ; données bibliographiques annotées ; séances spécifiques de rattrapage lorsque la situation le permettra, etc., selon le choix de chaque équipe pédagogique)
- les enseignants sont présents aux lieux et heures de leur enseignement dès lors qu’ils ne sont pas grévistes et que les cours ne sont pas suspendus par la présidence de l’université : les consignes déjà diffusées au début du mouvement continuent d’être valides (cf. mon message du 15 mars dernier : « Le conseil de l’Institut demande aux enseignants et aux personnels administratifs de maintenir le dialogue avec tous les étudiants et de veiller à ce que chacun conserve calme et sang-froid pour éviter tout incident. S’agissant des étudiants, et à propos bien sûr des enseignements qui ont été ou seront effectivement assurés, il est rappelé que les étudiants absents pour leur participation au mouvement ne seront pas pénalisés (les absences aux TD, notamment, ne seront pas décomptées dans leurs études ») ;
- le responsable de chaque unité d’enseignement s’assurera que les modalités de rattrapage adoptées permettent d’établir que le service de chaque collègue enseignant est bien fait. Il me transmettra directement cette information à la fin du mois d’avril pour que je puisse signer la mise en paiement des heures aux collègues vacataires ;
- les responsables d’année s’assurent que la présente information est bien parvenue à chaque responsable d’unité d’enseignement ; ce dernier assurera la transmission de ce message à chacun des collègues intervenant dans son unité d’enseignement.

Je remercie les enseignants et les personnels administratifs de s’en tenir à ce cadre décidé collectivement. La cohérence et la précision des informations que nous transmettons contribuent à une gestion maîtrisée, individuellement et collectivement, de la situation.

Bron, lundi 3 avril 2006, 14 heures

Le directeur de l’Institut, Pr Jean-Marie Besse

Institut de la Communication (3 avril)

Voici une proposition de trois textes à présenter au CA de lundi 3 avril 2006.

1/ Le Conseil d’Administration de l’Institut de la Communication de l’Université Lyon2 soutient les étudiants dans le mouvement en cours pour le retrait de l’article de la loi dite de « L’égalité des chances » concernant le Contrat de Première Embauche (CPE). A la suite de l’engagement pris par la direction et les enseignants, il affirme également qu’aucune conséquence dommageable pour les étudiants ne résultera des événements actuels.

2/ Les modalités concrètes d’évaluation pour le semestre seront communiquées suffisamment à l’avance pour que chacun ait le temps de s’y préparer. Chaque enseignant indiquera ainsi ce sur quoi portera son évaluation, selon quelles procédures et dans quel délai. Dans les circonstances actuelles, chaque enseignant peut proposer des documents en ligne mais ces documents ne peuvent évidemment pas être considérés comme des cours. En conséquence, nulle évaluation ne peut porter sur ce qui n’a pas fait l’objet d’un cours ou TD en présence des étudiants et de l’enseignant réunis. Enfin, il est demandé aux étudiants de ne pas écouter les rumeurs. L’enseignant responsable d’année ou de diplôme est celui à qui l’on peut toujours s’adresser pour lever quelque doute que ce soit.

3/ Le Conseil d’Administration de l’Institut de la Communication de l’Université Lyon2 demande à ce que les heures d’enseignement ou les heures de travail administratif non effectuées (sauf pour fait de grève) en raison du blocage du campus soient normalement comptabilisées et intégralement payées. Les raisons pour lesquelles ces heures n’ont pas été faites échappent en effet à la volonté des personnels.

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