Accueil » Informations / » Débats
Note pour quadriennal 2007-2010
Le président a récemment demandé à tous les doyens de lui adresser avant le 28 octobre une note de synthèse destinée à l’aider à élaborer la déclaration de politique pédagogique et scientifique générale de l’université pour le quadriennal 2007-2010.
Je n’ai pas cru utile ni possible de réunir un conseil sur ce sujet. J’ai rédigé et envoyé une note en 7 points qui pourra servir de base à un débat lors de notre conseil du 8 novembre.
Recherche : définition du rôle des Facultés dans la politique de recherche (faut-il maintenir la fiction des UF... R ?). La politique de recherche de Lyon2 doit-elle être abandonnée aux laboratoires ? Comment y associer les composantes. Comme le rapport entre facultés et écoles doctorales est lui-même assez mal défini, le système est devenu plutôt opaque.
Indicateurs : très bien, mais comment faire apparaître et valoriser les missions extérieures ? Doit-il y avoir une politique générale de l’université sur la proportion des services effectués en dehors de l’université ? J’ai pu vérifier que 25% du potentiel pédagogique de ma faculté n’est pas utilisé pour les missions L et M de la faculté. Corollairement, ne serait-il pas bon que l’université ait une politique plus claire et plus ferme sur les heures complémentaires autorisées ?
Cohabilitations, collaborations avec d’autres établissements : il semble que Lyon2 ait laissé quelques plumes dans la négociation des cohabilitations de master avec l’ENS (étudiants normaliens non comptabilisés dans les effectifs de Lyon2 mais suivant des cours et sollicitant un encadrement de mémoire à Lyon2). La question de la préparation communes (Lyon2-Lyon3) aux concours doit être à nouveau posée. Mais ceci concerne surtout les lettres classiques et modernes et ne relève peut-être pas d’une déclaration de politique générale.
Bidisciplinarité : acquis et originalité pédagogiques incontestables de Lyon2. Mais distinguer la bidisciplinarité d’hésitation (choix offert provisoirement aux étudiants de première année ; simple collage de deux majeures, permettant une hypothétique réorientation) de la bidisciplinarité continuée, conçue sur l’ensemble du cursus et impliquant des enseignements spécifiques. Si on privilégie la première, est-il légitime d’imposer cette indécision à des étudiants qui n’hésitent pas ? Si on privilégie la seconde, est-il normal de proposer en première année une multitude de combinaisons qui complexifient la gestion pédagogique et administrative sans prolongement en L2, L3 et M ? Au nom de quel principe contraint-on les étudiants de première année à une bidisciplinarité non pensée et sans prolongement ? Pourquoi ne pas concevoir des majeures B qui, sans être des renforcements disciplinaires (il faudrait que ces majeures aient une cohérence propre et donnent lieu à réorientation), permettent à certains étudiants de se concentrer sur le champ disciplinaire de leur choix.
Transversalité : sans remettre en question les enseignements transversaux, ni le principe de la certification (en TICE et en LVE), on peut s’interroger d’une part sur leur poids ; d’autre part sur leur présence massive en première année (alors que certaines compétences concernent plutôt des étudiants plus avancés) ; et enfin sur la façon dont ils sont systématiquement gérés en dehors des facultés. Le cas des UE libres mérite une réflexion particulières : l’expérience de ces deux dernières années montre qu’une gestion centralisée est génératrice de gaspillage (cours vides), de frustration (cours pleins inaccessibles à certains étudiants). Les diverses options de L3 sont autant de stratégies de contournement dont le succès prouve que le système actuel des UE libres n’est satisfaisant. Trop de transversal tue le transdisciplinaire. On pourrait concevoir un enseignement transdisciplinaire conçu par les filières non pas comme un menu lancé à la cantonade mais comme une série de collaborations raisonnées entre filières.
CFMI : la part du MEN dans le budget du CFMI est minime (50 000 euros) et n’évolue pas. L’Université Lyon2 a généreusement accepté de contribuer à hauteur de 10% aux travaux d’installation du CFMI dans ses futurs locaux de la ferme du Vinatier. Il serait bon que l’Université réclame explicitement des moyens de fonctionnement accrus pour le CFMI
Activités culturelles. Le département de musique anime et équipe sur ses fonds propres un choeur et un orchestre de grande qualité, qui se produisent chaque année dans les murs de l’université (printemps des poètes, cérémonies de doctorat honoris causa) et en dehors (concert annuel). Il est dommage que ces ensembles ne bénéficie pas du label "choeur de l’Université" et "orchestre de l’université" (plutôt que "choeur du département de musique", etc.). Une dotation spécifique pourrait être demandée dans le cadre de la politique culturelle de l’établissement.
DR, 21/10/2005
