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L’anglais compulsatoire en master ?

Anglais obligatoire ?

« Convient-il de rendre obligatoire pour tous les masters de Lyon2 un niveau minimum - acquis ou à acquérir - en anglais ? »

Voici, classées par département, les réponses reçues des enseignants de la faculté LESLA, électroniquement consultés. Quelques réactions étudiantes en fin de liste.

ASIE

- Pourquoi cette dictature de l’anglais ? Je trouve cela un peu fort de café, mais suis très favorable à un niveau minimum exigé en langue vivante quelle qu’elle soit. Christine Hamon-Siréjols

- Je suis favorable à l’ouverture des formations en langues, plutôt qu’à la prééminence donnée à l’anglais. Evelyne Rogniat

- Il importe, me semble-t-il, que les étudiants atteignent (réellement) un niveau honorable en langue vivante : dans les arts et métiers de l’image ou de la scène connaître une autre langue peut être un élément non négligeable sur un CV. Et sans doute peut-on dans bien des cas préciser : connaître une autre langue que l’anglais. Michel Bouvier

- Avis pour le moins réservé. D’abord parce qu’une telle mesure pénaliserait ceux qui ont déjà acquis ce niveau minimum (le plus grand nombre, du moins peut-on l’espérer à ce niveau d’études, ou alors qu’ont-ils fait les années antérieures... Ensuite parce que je perçois cela comme une "préférence linguistique", en d’autres termes comme une discrimination culturelle qui renforce une fois de plus l’hégémonie américaine et le monde de la marchandise. NON A L’IMPÉRIALISME LINGUISTISQUE AMÉRICAIN ! VIVE LE SERBO-CROATE ! Jacques Gerstenkorn

MUSIQUE

- Cela me paraît relever d’une forme d’abus de pouvoir : je ne pense pas que l’anglais soit la langue universelle de la recherche. C’est probablement le cas dans certaines disciplines, et c’est bien là le problème majeur à mes yeux : une fois de plus, on raisonne comme si tout était uniformément modélisable, en choisissant, bien entendu, le modèle dont on se sent le plus proche. Je ne fais pas de confusion entre la langue qu’un étudiant peut être amené à privilégier dans sa recherche du fait de la spécificité de son sujet, d’une part, et la langue qu’il peut être amené à pratiquer couramment lors d’échanges scientifiques internationaux d’autre part. Je pense néanmoins que les deux ne sont pas sans rapport. Je me demande par ailleurs de quelles conséquences pourraient être une telle mesure sur les choix des étudiants en matière de langues dans les niveaux précédant le master. Cela accentuerait peut-être encore plus la prééminence de l’anglais, et mettrait encore plus en péril les autres. Est-ce ce que l’on cherche ? On sait bien, parlant globalement, quels enjeux de pouvoir économique et politique se cachent derrière les manœuvres pour l’hégémonie linguistique à échelle planétaire. Une université doit-elle délibérément s’enrôler sous cette bannière ? Pierre Saby

- En ce qui concerne la circulaire concernant l’obligation d’un niveau obligé en anglais dans le cadre du master, je ne vois pas de raison pour privilégier cette langue plutôt qu’une autre.... Gérard Levot

- Certains collègues ne paraissent voir plus loin que leur discipline en matière de langue vivante pour avancer que l’anglais est soi-disant indispensable, alors que c’est certainement la langue la plus facile d’accès ici et là (en tout cas l’anglais Mickey Mouse parlé dans toutes les instances internationales) et pas forcément la meilleure en matière de communication scientifique, n’en déplaise à certains... Par ailleurs et à propos de "ma" discipline, l’anglais est certes présent, mais loin d’être une source : tout au plus une langue utilisée au XXe siècle et en tout cas plus que rarement ès qualités de sources, lesquelles sont nettement plus présentes sur le vieux continent terrestre y compris la Russie (bien sûr...). Je relève encore que l’arabe en est une autre, ainsi que... le grec et notoirement le latin... De là, n’appartient-il pas aux composantes ou aux disciplines et aux étudiants eux-mêmes de décider quelles sont les langues qui leur sont indispensables, compte tenu des orientations de chacun en vue de l’avenir desdits étudiants et futurs ou non chercheurs ? Gérard Streletski

LETTRES

- Non à L’Université Light Lyon 2 !

Il y a de la tromperie, là-dedans. On fait croire aux lycéens que l’université est un lieu des savoirs, où l’on peut s’ouvrir aux altérités culturelles, étudier et approfondir diverses langues étrangèress. Mais quand il s’agit d‚accéder à ses formations supérieures, il faut désormais être sérieux : moule unique et seulement l’anglais ! L’honnêteté minimale consisterait à l’imposer alors dès le 1er semestre de licence.

Il y a de la courte vue, là-dedans. On suppose que cette mesure est guidée par le souci d’efficacité et d’insertion professionnelle : que chacun dispose d’un minimum d‚anglais pour être à même de « se débrouiller » dans les échanges courants. Mais la moindre école de commerce sait qu’il est toujours possible et aisé, à notre époque, d’acquérir ce minimum nécessaire quand le besoin s’en fait sentir (méthodes et stages intensifs ne manquent pas), alors qu’un atout certain sera de plus en plus reconnu à ceux qui maîtrisent une autre langue étrangère. (Il serait plus judicieux - et pédagogiquement plus sérieux - que soient proposés en complément, à ceux qui le désireraient, de vrais stages intensifs d’initiation à la pratique de l‚Anglais via la formation continue ou le Centre de langues, avec tarif fortement aménagé pour les étudiants).

Il y a double faute là-dedans. Faute par le discrédit porté à lenseignement universitaire, en affichant qu’un premier niveau de Berlitz a sa place dans les enseignements de Master. Et faute, surtout, par l’oubli que la vocation de l’Université - le sens même de son nom - est aussi de donner aux étudiants, y compris dans ses formations professionnelles, les moyens de résister à toutes les formes de la pensée unique. Or la soumission à la hiérarchie linguistique en est une.

En sorte que, si cette mesure était mise en oeuvre, ce serait une injure pour les autres langues et les autres cultures ; mais ce serait aussi une injure pour l’Université. Bruno Gelas

- Qu’une entreprise multinationale exige de ses collaborateurs qu’ils manipulent tous un sabir dont le PGCD est l’anglais pour communiquer ou croire le faire dans le domaine restreint qui l’intéresse (au sens économique du terme) peut se comprendre. Qu’une université qui se prétend littéraire et de haut niveau exige de ses étudiants qu’ils se consacrent à cela au lieu d’approfondir les domaines linguistiques qu’ils ont choisis, dans une diversité qui précisément manifeste l’envergure de l’établissement, est à la fois ahurissant et suicidaire. Jean-Yves Debreuille

- Mon avis est très net, et très défavorable, tant sur le fond que sur la méthode, tous deux particulièrement choquants ! Charles Bonn

- Personnellement, je trouve cela à la fois choquant et vraiment pas astucieux du tout : 1) J’entends bien que c’est probablement un handicap pour la recherche de ne pas parler l’anglais, mais c’est tout de même la langue l’on peut le plus facilement apprendre, quand on le souhaite, hors des cursus diplômants : les formations (intensives ou non) ne manquent pas. 2) Ce sera perçu comme du temps perdu pour ceux des étudiants qui sont déjà assez à l’aise en anglais (et il y en a tout de même pas mal) : il n’est pas sûr qu’un perfectionnement - qui dans leur cas ne jouera qu’à la marge - leur soit plus utile que le renforcement ou l’acquisition d’une seconde langue. (Moi, si j’avais 20 ans et que je projetais de mener une recherche au Maghreb ou en Amazonie, ou bien de faire carrière en Allemagne, ce n’est pas l’anglais qui serait dans mes urgences. 3) L’homogénéisation à tous crins n’a jamais produit plus d’intelligence que je sache, bien au contraire. Si les Universités cèdent à cette pression ambiante qui, sous prétexte de modernité et d’efficacité, voudrait que hors "compatibilité anglo-saxonne" point de salut, je ne vois pas bien qui va préserver la diversité. Certainement pas les grandes écoles : ce n’est pas dans leurs missions, dans la nôtre, si. [...] Mais bon, si Lyon 2 veut faire fuir les étudiants vers une autre université, on ne peut pas faire mieux ! Anne-Marie Mortier

- Pour ma part, franche hostilité : a) nouvelle marque de centralisme autoritaire dont je ne vois pas la nécessité ; b) participation à la dictature de l’anglais, qui me paraît inopportune ; c) pb de rapport avec les concours (CAPES et Agrég.), qui pour l’heure acceptent de multiples possibilités de langues. Laurent Thirouin

- Pas d’obligation que ce soit l’anglais bien sûr ! quand à un niveau correct en première langue, c’est très bien ! Michèle Clément

- Un niveau minimum dans une autre langue vivante que le français, cela peut se concevoir. Mais pourquoi obligatoirement en anglais ? Jean-François Louette

- Non. Edgard Pich

- Je pense que pour les masters littéraires un niveau convenable dans une langue est indispensable mais pas forcément en anglais. Christine Queffelec

- L’exigence d’un niveau minimum en français pourrait être une bonne chose. Le reste relève d’une politique ressentimentale à l’endroit de la langue et de la culture nationales, et d’allégeance au technocratisme anglo-saxon déjà omniprésent parmi nous. Michel P. Schmitt

- Je ne suis pas loin de trouver cette idée révoltante. Il y a sans doute fort peu d’étudiants qui n’ont aucune connaissance en anglais, mais leur dire au seuil de la quatrième année qu’ils ont dare-dare à s’y mettre, cela me laisse pantois. La suprématie de l’anglais est un fait, mais on peut imaginer que certains étudiants ont consacré du temps à d’autres langues. Mon côté "vieux con" est même un peu choqué de l’orthographe qu’on nous impose pour ce nouveau diplôme : master et non mastère. René-Pierre Colin

- Concernant l’acquisition d’une compétence en anglais, je suis mitigé. D’un côté, en tant qu’enseignant dans cette matière, je me réjouis de la voir aussi valorisée. De l’autre, forcer un étudiant de mastère de lettres germaniste ou hispanisant à valider un module d’anglais ne me paraît guère utile. J’ignore de plus quelles seront les modalités de ce module à acquérir, mais j’imagine qu’elles ne seront pas orientées vers la spécificité des langues en lettres. Autant il me semble important que le cursus mastère inclue un enseignement de langue vivante que l’acquisition de cette compétence obligatoire en anglais me semble inappropriée. Ainsi, même si cela pourrait de prime abord paraître paradoxal, j’émettrais plutôt un avis défavorable sur cette question. Jocelyn Dupont

- Je suis persuadé, comme tout le monde, qu’il est important pour préparer un master et une thèse, de se débrouiller suffisamment en anglais. Mais je ne suis pas favorable à une mesure administrative rendant la chose obligatoire. Si la présidence tient à ajouter aux exigences des textes ministériels un contrôle de langue vivante, il me paraît souhaitable que les autres langues soient traitées de la même manière que l’anglais. Est-ce que nous serions heureux qu’une université allemande ou italienne impose une disposition qui éliminerait de fait le français au profit de l’anglais ? J.-C. Vallecalle

- Pour ma part, tout à fait d’accord pour le "niveau minimum" ; Occasion d’ailleurs de réveiller la xénophonie chez nos lettrés (soi-disant) franco-français. Jean-Pierre Martin

- Je ne suis pas sûre de bien comprendre. A priori, exiger un niveau minimal dans une autre langue vivante, pour l’inscription en master, me semble légitime. Et le réalisme oblige à faire un sort à part à l’anglais - il ne faudrait pas que ce soit au détriment de l’enseignement des autres langues. Mais une proposition de mise à niveau par un cours grands débutants ne me choquerait pas. Reste à connaître les moyens, la place dans le cursus, et la validation… Christine Planté

- A mon humble avis, une telle obligation, si elle est définie de façon trop rigide, risque de pénaliser injustement des étudiants ayant d’autres compétences linguistiques plus originales (allemand, espagnol, italien, hongrois, arabe, que sais-je ?). Peut-être faudrait-il rendre cette connaissance de l’anglais obligatoire pour ceux qui n’ont pas, par ailleurs, un niveau confirmé dans une autre langue ? Cela dit, tout dépend, aussi, de ce qu’on entend par niveau "minimum". Il pourrait y avoir, inclus dans l’enseignement du master, un cours d’initiation à l’anglais, obligatoire pour ceux qui n’en auraient jamais fait, ce qui serait vérifié par un test en début d’année. Danielle Perrot-Corpet

- J’aime beaucoup l’anglais, mais pas en position de monopole ! Marie-Odile Thirouin

- La maitrise d’une langue vivante OK, mais la seule maitrise de l’anglais est pour le moins réducteur… Serge Molon

- Berk ! En revanche, je suis pour la propagation de l’esperanto, seule véritable langue internationale. Qui est pour ? Noël Dazord

- Je suis tout à fait favorable à un "niveau mininum" pour les masters, mais il me paraît impensable que ce ne soit pas aux diverses facultés de décider de sa nature en fonction de leurs spécificités ; S’il faut une décision centralisée, qu’elle ne soit pas un lit de Procuste, mais suffisamment souple et ouverte pour s’adapter aux réalités des diverses composantes, voilà une évidence. Romaine Wolf.

- Le permis de conduire est sans doute très utile également. Rendu obligatoire pour tous les masters de Lyon2, il serait crédité de 10 ECTS. Denis Reynaud

LETTRES CLASSIQUES

- Le choix de l’anglais est évidemment incontournable, pour la rédaction écrite comme pour l’expression orale (colloques). J’avais pour ma part pensé qu’une initiation à d’autres langues vivantes, et en particulier pour nos disciplines, à l’allemand (mais aussi à l’espagnol), pourrait être on ne peut plus utile. Tout dépend évidemment de ce que l’on va nous donner comme moyens. Si des cours d’anglais (sous quelle forme ?)sont dispensés au niveau de l’Université, sans que chaque Master ait à les financer et à lesorganiser, cela règle effectivement une bonne partie des problèmes, et nous décharge. Frédérique Biville

- Cette exigence, au niveau du master, n’est-elle pas raisonnable ? Pour les sciences de l’Antiquité, toutefois, un niveau minimum en allemand serait encore plus utile, le niveau minimum en anglais étant aujourd’hui assez banal. Mais sans doute s’agit-il d’un point du vue trop particulier. Bref : je préfèrerais, malgré tout, un niveau minimum en LANGUES VIVANTES,mais je crains d’être peu représentatif. Georges Rougemont

- Un niveau minimum de LV me paraît intéressant, mais je ne vois pas bien (enfin si !) pour quoi privilégier l’anglais qui est déjà ultra dominant ; et quid des étudiants qui auraient un bon niveau en italien, en espagnol, en allemand, etc ? Comment sera évalué le niveau minimum ? Gérard Lucas

- Je suis très favorable à une exigence élevée au niveau master dans une langue vivante (au moins), mais je trouve inacceptable d’imposer l’anglais. Mes raisons sont multiples, mais est-ce bien nécessaire de développer ? Pascale Brillet

SCIENCES DU LANGAGE

- A l’heure de l’ouverture européenne... je suis favorable à un développement des compétences en langues mais de n’importe quelle langue vivante.. Le FLE ayant pour vocation d’envoyer des gens sur toute la planète, je ne vois aucune raison d’imposer l’anglais plutôt que d’autres langues. Chantal Parpette

- Je n’y suis pas particulièrement favorable ! Il me semble que le choix de la langue vivante devrait quand même être modulé selon les Masters et qu’il ne faudrait pas pénaliser les langues autres que l’anglais, éventuellement en difficulté... Sylviane Rémi

- J’aurais besoin de décodage. Oui il me semble évident qu’au niveau master l’anglais devient assez essentiel maintenant... d’ailleurs nos étudiantes de SDL ont des cours à tous les niveaux en anglais (je fais syntaxe en anglais au niveau maitrise, ils ont psycholinguistique en anglais au niveau licence). Donc dois-je m’imaginer que les départements de langues (autre que l’anglais) s’inquiètent ? What is the issue, actually, concretely ? Colette Grinevald

- Je suis favorable à l’anglais obligatoire pour SDL. 95% de la littérature dans notre domain est en anglais. Harriet Jisa

- S’il s’agit de faire en sorte que les étudiants atteignent un niveau sérieux en anglais, je suis a priori favorable, mais s’il s’agit d’aboutir à ce que tous les étudiants aient quelques connaissances approximatives, je ne vois guère d’intérêt. Bref, ici comme ailleurs, tout dépend des buts poursuivis et des moyens qu’on se donne. Sylvain Patri

- A l’heure de l’ouverture européenne... je suis favorable à un développement des compétences en langues, mais de n’importe quelle langue vivante.. Le FLE ayant pour vocation d’envoyer des gens sur toute la planète, je ne vois aucune raison d’imposer l’anglais plutôt que d’autres langues.Chantal Parpette.

- J’estime personnellement qu’en Sciences du Langage, la maîtrise de l’anglais est indispensable. La documentation en langue française est extrêmement limitée et souvent de pauvre qualité. Je comprends qu’en Lettres le besoin se fasse moins ressentir. Mais pour SDL, la mesure à instaurer me paraît bien fondée. Lolke Van der Veen.

- Bien que je ne voie pas d’un bon oeil l’hégémonie de l’anglais dans le monde universitaire, il me semble que ce ne serait pas très honnête vis à vis des étudiants de ne pas les armer pour faire partie de la "communauté universitaire internationale", je ne sais pas si la situation est la même en lettres qu’en SdL, mais mieux vaut prévenir que guérir. Cela étant je ne serais certainement pas partisan d’en faire un critère de sélection à l’entrée des mastères (en revanche cela devrait entrer dans la validation pour la sortie, sans que cela exclue d’autres langues vivantes). En résumé : formation obligatoire en anglais dans tous les mastères n’excluant pas d’autres langues vivantes, niveau non sélectif à l’entrée desdits masters, sélection à la sortie - ça me paraîtraît une position raisonnable. Hugues de Chanay

ETUDIANTS

- Pour ce qui est du niveau d’anglais pour les masters, je trouve cela aussi encore assez flou (quel "type" d’anglais - conversation ou recherche -, s’agit-il d’évaluer les compétences de compréhension et/ou production ?...). Caroline Marque, DEA SDL

- Il ne faut pas perdre de vue que, même si on peut regretter de facon tout à fait légitime la suprématie de l’anglais, il ne s’agit pas moins là d’une langue que les intellectuels formés par l’université doivent savoir manier. C’est une réalité indéniable, par exemple, qu’un travail de recherche de qualité ne peut se faire aujourd’hui que très rarement, exceptionnellement je dirais même, sans un certain niveau d’anglais. Aujourd’hui cette langue est devenue la langue d’échange scientifique. Si cette langue ne s’était pas ainsi imposée, une autre l’aurait fait et ce pour répondre à la nécessité de disposer d’un outil qui casse les frontières pour permettre une circulation des idées accrue. D’ailleurs, peut-être qu’aujourd’hui c’est l’anglais que l’on impose, mais sans doute que ce sera le chinois dans quelques décennies. Bien entendu, il faut savoir quel type d’anglais serait ainsi imposé et il apparaît vraisemblable que ce doit être de l’anglais à usage professionnel et donc sans doute adapté à chaque discipline. Je proposerais que ce qui sera mis en place ressemble plus à quelque chose du type des cours de Language 3 qui sont fais en SDL, où il s’agit de faire des cours en anglais sur une matière disciplinaire de sciences du langage. F.-X. Pénicaud, 3ème année SdL, maîtrise sciences cognitives

- Il est difficile de donner son avis à partir de 2 lignes de texte mais il semble tout de même ressortir au moins une chose : c’est l’idée de rendre cet enseignement obligatoire sans autre choix possible que l’anglais. Je crois que cette obligation va à l’encontre d’un intérêt fondamental d’une université française : la liberté de choisir ce que l’on veut étudier. Néanmoins, il est indéniable qu’une bonne maîtrise de l’anglais est fondamentale aujourd’hui et, il me semble, quelle que soit la discipline. La possibilité de se former à ce niveau en anglais me parait donc tout à fait judicieuse. Tout dépend évidemment de la façon dont cela est mis en place. Pierre Mourotte, maîtrise SDL.

- La plupart des ouvrages publiés dans le domaine des SDL le sont en anglais. Il serait pour cela judicieux d’avoir un bon niveau d’anglais (type d’anglais : vocabulaire de recherche, etc). Il me semble que les cours de Language3 sont assez bien adaptés. Ils donnent un aperçu des notions importantes, tout en nous guidant vers de nombreux ouvrages anglophones. Cependant, favoriser l’apprentissage de l’anglais (non par des tutorats et travaux d’autonomie, mais bien par des cours de SDL directement donnés en anglais) ne doit pas empêcher l’apprentissage d’autres langues (en UE libre ?) qui peuvent être elles aussi très enrichissantes.(Eloïse Jallais, 3ème année de Sciences du Langage)

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