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Master 1 - séminaires de spécialité (S1 et S2)

Semestre 1

Langue et stylistique françaises (1) - 4DALC011

NB : Ce séminaire de la spécialité Master « Langue française » est aussi accessible aux étudiants de Master 2.

1/ Lectures plurielles : figures de « double sens »
Enseignant : Philippe Wahl
Horaire : 21h TD
Descriptif : La problématique des lectures plurielles sera abordée à travers l’étude de figures de « double sens », dont la dénomination recouvre une grande diversité formelle et fonctionnelle. En marge des processus tropiques, l’attention portera plus spécifiquement sur des faits de double actualisation sémantique en contexte, dont le champ pourra être balisé à partir d’un couple de figures : syllepse et calembour. Les faits de « double sens » surdéterminent les processus d’élaboration du sens et de référenciation, en soumettant la notion d’isotopie au postulat herméneutique de détermination du niveau local par le niveau global. Ils conduisent à articuler sémantique lexicale et sémantique discursive, en tenant compte de l’historicité des pratiques d’écriture et de lecture, des déterminations génériques et de la visée pragmatique du discours, enfin du rapport entre interprétation et évaluation critique. Les emplois du calembour peuvent ainsi osciller entre comique trivial et création poétique. Le cas particulier du défigement lexical incitera à élargir le champ d’analyse (spécificités génériques du roman, du théâtre, de la poésie) à des supports non littéraires (slogan publicitaire, pratique titulaire de certains journaux). L’analyse pourra le cas échéant porter sur les œuvres auxquelles les étudiants consacrent leur travail de recherche.
Contrôle des connaissances : un exposé ou un travail écrit en cours de semestre. D.A. : un écrit.

2/ Double sens et double langue : l’analyse du discours de la Créolité
Enseignant : Anne-Sophie Catalan
Horaire : 21h TD
Descriptif : De 1989 à 1999, le mouvement de la Créolité, initié par Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant en Martinique, a tenu un discours littéraire et identitaire, articulé notamment par la question du rapport à la langue : bilinguisme français/créole, interlecte, mais aussi interdiscours. Ce postulat ouvre à une littérature de l’entre-deux, entre deux langues, entre deux sens, entre deux discours. L’enjeu est à la fois esthétique et politique, individuel et collectif : promouvoir une littérature proprement créole, par sa langue et ses thèmes, contre les canons scolaires et métropolitains, superposer littérature et réalité en présentant la vision du monde créole, et mener des stratégies d’individuation dans le cadre de cette esthétique définie en commun.
On s’intéressera au cours de ce séminaire aux modes d’argumentation dans le discours littéraire mobilisés par ces écrivains : la constitution d’ethos individuels et collectifs, le travail sur les stéréotypes, et la mise en œuvre du double-sens sous-tendu par un rapport complexe à la langue et au discours de l’autre.
Contrôle des connaissances : un exposé en cours de semestre. D. A. : un écrit.

Langue du Moyen Age (philologie, lexicologie, paléographie, codicologie, traduction) – 4DALC021

Responsables : Marion Bonansea, Marie-Pascale Halary, Marylène Possamai
Horaire : 42h
Programme : On se propose de découvrir les textes en ancien et moyen français du point de vue de leur langue, et de leur diffusion : le séminaire développera des apprentissages dans le domaine de la philologie (graphies, lexique), et de la fabrication des manuscrits (écritures médiévales, enluminures, éléments de codicologie). On s’intéressera aux problèmes posés à l’éditeur de textes médiévaux. On pourra aussi aborder les questions de traduction de ces mêmes textes médiévaux, latins ou français.
Contrôle des connaissances : plusieurs exercices en cours de semestre (contrôle continu).

Littérature française de la Renaissance – 4DAMA022

1. Enseignant Emmanuel Naya
Programme : à déterminer au début du cours avec l’enseignant
2. Enseignante : Michèle Clément
Programme : Microcosme de Maurice Scève. Le texte sera distribué en cours. Microcosme pose l’homme (microcosme) dans l’univers (macrocosme), en le replaçant dans l’histoire depuis la Création et en narrant l’histoire des découvertes scientifiques et techniques de l’humanité ; à la fois poème biblique et poème scientifique, il est une des tentatives synthétiques de représentation de l’homme propre à l’Humanisme. L’ambition du cours sera de répondre aux deux questions : comment représenter l’homme au XVIe siècle ? Comment éditer ce poème, réputé difficile ? Les étudiants seront amenés à pratiquer l’édition de texte en commun (travail sur ordinateurs en cours).
Contrôle des connaissances : un exercice oral en cours de semestre ou un dossier écrit ; un mini-mémoire pour les D.A.

Littérature XVIe-XVIIe siècles (C2-C3) – 4DAOC011

Horaire total : 42h (2 x 21h). Les étudiants ne sont pas obligés de suivre les deux enseignements proposés, lesquels sont désolidarisés. _ L’ensemble du séminaire est ouvert aux étudiants en master 1 et 2, ainsi qu’aux doctorants.
Voir affichage tableaux pour le calendrier + affichage sur la porte du bureau du GRAC (étage bureaux des enseignants).

1/ Protection et surveillance du livre imprimé du XVIe au XVIIe siècle : pratiques du privilège et de l’approbation
Horaire : 21h. Sept séances de 3h, un jeudi sur deux, de 14h à 17h. Salle à préciser.
Responsable : Edwige Keller-Rahbé + intervenants extérieurs
Descriptif : Le séminaire s’interrogera sur la protection et le contrôle du livre aux XVIe et XVIIe siècles, c’est-à-dire essentiellement le système des privilèges et approbations. À partir de questionnements qui retiennent l’attention des historiens du livre depuis longtemps – qui intervient dans le processus de demande et d’octroi des privilèges ? Quel est le rôle exact de la chancellerie et des divers secrétaires de chancellerie ? Quels sont les enjeux financiers et les dépenses impliquées ? Comment le système a-t-il évolué entre la période de l’humanisme et le siècle de Louis XIV ? –, il s’agira de progresser dans la compréhension de toutes les implications intellectuelles et littéraires de ce système de librairie, pour mettre en évidence les interactions entre histoire du livre et République des Lettres.
Contrôle des connaissances : à définir en début de séminaire.

2/ XVIe siècle : « Regards d’humanistes sur l’islam : atelier de traduction »
Responsable : Tristan Vigliano
Horaire : 21h. Sept séances de 3h, un jeudi sur deux, de 14h à 17h, en salle du conseil.
Descriptif : À partir de textes apologétiques ou de controverse, rédigés en latin et édités dans la première moitié du XVIe siècle, on s’intéressera aux représentations de l’islam et du monde musulman dans la littérature de la Renaissance. Le travail prendra la forme d’un atelier de traduction. Il aura pour objectif une connaissance plus directe d’ouvrages que l’obstacle linguistique ne permet pas toujours d’appréhender facilement. À terme, on voudrait constituer une petite anthologie de textes traduits et commentés sur le sujet. Mais il s’agira surtout de se familiariser avec la langue néo-latine et les enjeux de la version littéraire. Seront notamment exploitées les ressources déjà disponibles en ligne sur « Les Mondes Humanistes et Classiques », site du GRAC (dossier « Le dialogue des chrétiens avec l’islam »). Le séminaire est ouvert aux étudiants de lettres, modernes aussi bien que classiques. Ceux qui seraient intéressés, mais auraient des questions sur le niveau requis en latin, peuvent prendre contact directement avec l’enseignant : tristan.vigliano@univ-lyon2.fr, ou se présenter lors de la première séance.
Contrôle des connaissances : à définir en début de séminaire.

Littérature à l’âge classique – 4DAOC011

Enseignant : Laurent Thirouin
Horaire : 42 h.
La Querelle des Anciens et des Modernes.
Cet épisode phare de l’histoire littéraire du XVIIe siècle (et du XVIIIe naissant) a joué un grand rôle dans la constitution d’une catégorie esthétique de “modernité”. Il n’en est devenu que plus difficile aujourd’hui de l’aborder dans sa pleine ambivalence originelle. Rivalités de personnes, de clans, d’institutions, se mêlent à des convictions d’ordre littéraire, politique, religieux. L’objectif du séminaire est de mettre en relief les enjeux esthétiques de la Querelle, l’affinement notionnel qu’elle a suscité, l’argumentaire sur lequel elle repose. En parallèle, et à titre d’application seront étudiés Les Caractères de La Bruyère.
Textes de travail : La Querelle des Anciens et des Modernes, anthologie établie par A-M Lecoq, précédée d’un essai de Marc Fumaroli (Folio classique, n°3414) ; La Bruyère, Les Caractères, éd. Bury (Le Livre de Poche classique, n°1478).
Les séances sont de 3 h 30. Elles sont fondées sur la lecture en commun de textes théoriques et polémiques. L’assiduité est requise.
Contrôle des connaissances : interventions régulières + écrit (3 h) à l’issue du cours.

Littérature et civilisation du XVIIIe siècle – 4DAOC021

Enseignants : Olivier Ferret, Denis Reynaud
Horaire : 42h
Programme : Écrire sous la censure.
Descriptif : L’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 stipule que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme » : « tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Mais quelle avait été exactement l’efficacité de la censure sous l’Ancien Régime ? Dans quel cadre s’exerçait-elle et dans quels buts ? Que révèlent les documents relatifs aux affaires de la librairie ? Quel rôle jouaient les censeurs royaux ? Peut-on parler de la censure ou faut-il admettre l’existence de plusieurs formes de censures ?
On se propose d’envisager le phénomène d’un point de vue littéraire, en s’interrogeant sur les stratégies d’écriture mises en œuvre par les écrivains et en prenant appui sur un ensemble d’auteurs et de genres variés (roman, théâtre, dictionnaire, essai), qui ont été effectivement censurés par différentes instances, y compris l’auteur lui-même. Les textes, choisis sur une période large allant de la fin du règne de Louis XIV à la Révolution française, seront mis à la disposition des étudiants sur le bureau virtuel de l’Université (groupe : « Censure 18 »).
Premiers éléments de bibliographie :
- Diderot, Lettre sur le commerce des livres (1763), éd. Ch. Paillard (sur le bureau virtuel) ;
- Malesherbes, Mémoires sur la librairie. Mémoire sur la liberté de la presse, éd. R. Chartier, Paris, 1994.
- Raymond Birn, La Censure royale des livres dans la France des Lumières, Paris, Odile Jacob, 2007.
Contrôle des connaissances : une intervention orale dans chacune des parties du séminaire, dont une version écrite étendue sera remise aux enseignants à la fin du semestre.

Francophonie - 4DAFC011 et 4FAFC021

1/ Enseignante : Véronique Corinus
Horaire : 21 h.
Programme : Le roman du désenchantement : Ahmadou Kourouma, Les Soleils des Indépendances, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », 1970 ; Sony Labou Tansi, La vie et demie, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », 1979.
Descriptif : La critique a coutume de nommer “romans du désenchantement” les œuvres qui, s’échelonnant des années 60 aux années 80, disent leur déception face aux indépendances africaines qui ont trahi leurs promesses. Dressant un réquisitoire sévère de l’Afrique contemporaine, elles mêlent satire sociale et critique politique afin d’instruire le procès du néo-colonialisme et dénoncer les dérives de tout un continent. La violence du propos est sous-tendue par celle de la langue qui le porte.
Contrôle des connaissances : 1 oral (coef. 1), 1 écrit (coef.1) : pour les D.A : 1 écrit.

2/ Enseignante : Touriya Fili Tullon
Horaire : 21 h.
Programme : Etudes de textes critiques sur les littératures francophones
Ce séminaire propose une réflexion sur la notion de « francophonie » à partir de quelques orientations théoriques. Leur variété même est emblématique de la difficulté à cerner la diversité des situations francophones à l’aide d’un modèle unique.
De la francophonie institutionnelle à la francophonie littéraire, le passage en revue de quelques discours autour de notions qui demeurent problématiques, suscitant réticences et polémiques, permettra de soumettre les tentatives de théorisation à l’épreuve des productions littéraires.
Supports de cours : un livret d’extraits théoriques et de textes littéraires sera distribué aux étudiants.
Contrôle des connaissances :
1. un oral :
• soit un exposé sur une œuvre complète choisie par l’étudiant à la lumière d’une théorie présentée pendant le cours ;
• soit un commentaire composé d’un texte littéraire francophone ;
2. un écrit : en fin de parcours, une dissertation en temps limité (courant janvier)

Littérature comparée (C2-C3) ) – 4DANC011

Enseignante : Marie-Odile Thirouin
Horaire : 42 heures
Programme et descriptif : Romans de la dévastation.
Œuvres au programme : Alexandre Soljenitsyne, Le Premier Cercle [В круге первом] [1968-1978], Robert Laffont, coll. « Pavillons poche », 2007 ; Milan Kundera, La Plaisanterie [Žert] [1967], Gallimard, coll. « Folio », 2007.
La notion de « dévastation », sur laquelle se conclut La Plaisanterie de Kundera et dont François Ricard, dans sa postface, fait la clé du roman, peut en réalité être considérée comme une voie d’accès privilégiée à l’expérience totalitaire dans son ensemble, que le roman centre-européen et le roman russe ont explorée avec leurs moyens propres au XXe siècle. Avec l’aide de deux romans écrits lors de la même période – celle de la phase de désagrégation des régimes communistes en Europe de l’Est –, mais aussi d’autres documents (témoignages, extraits de films, photos,…), nous tenterons de comprendre la nature singulière de l’expérience dont ils sont les découvreurs pour le lecteur occidental, le statut du romancier, assumé ou non, comme médiateur de cette expérience, et la poétique élaborée du point de vue centre-européen et du point de vue russe.
Contrôle des connaissances : contrôle continu oral (exercices à préparer chez soi par TOUS les étudiants / pas d’exposés !), divers petits exercices écrits en temps limité tout au long du semestre, travail personnel en 4 heures lors de la dernière séance. L’assiduité est requise.
Les œuvres devront avoir été lues pour la première séance du séminaire.

Semestre 2

Langue et stylistique françaises (2) - 4DALA022

NB : Ce séminaire de 21h peut être couplé, sur avis du directeur de recherche, avec un autre séminaire.
Enseignant : Yannick Chevalier
Horaire : 21h TD
Programme : Dire (le) je. Approches linguistiques de la personne. Le Corps lesbien, Monique Wittig (1973, Éditions de Minuit)
Descriptif : Ce séminaire vise à faire le point sur les théories linguistiques de la « personne grammaticale », et des rapports problématiques qu’elles entretiennent avec le concept philosophique de « sujet ». Seront donc relus, à la lumière du corpus wittigien, d’une part les textes fondamentaux d’É. Benveniste, mais aussi ceux de Damourette et Pichon qui pointent l’importance de la parole dans l’émergence du sujet ; d’autre part, les travaux de syntacticiens (Le Goffic, Heinz, Heerslund) qui permettent de reconsidérer autrement les modes d’émergence et d’articulation de la personne grammaticale en discours. Ces différentes approches seront mises à l’épreuve du texte du Corps lesbien de Monique Wittig.
Bibliographie : Monique Wittig, Le Corps lesbien, 1973, Éditions de Minuit ; Émile Benveniste, Problèmes de linguistique générale I, 1966, Le Seuil, coll. Tel (en part. l’article « De la subjectivité dans le langage »).
Contrôle des connaissances : contrôle continu. D.A. : un écrit.

Masculin/Féminin – 4DAOA012

Enseignante : Merete Stistrup Jensen
Horaire : 21h (à compléter par le séminaire interdisciplinaire sur le genre de l’ISH, ou par le séminaire « Genre et culture » associé à celui de l’ISH, ou par un séminaire sur le genre dans une autre discipline).
Programme : Genre et critique littéraire
Descriptif : Quelle est la place des femmes dans la critique littéraire ? Comment les rapports de genre sont-ils pris en compte (ou non) dans les discours sur la littérature : comptes rendus critiques, arts poétiques, manifestes, essais, préfaces, anthologies, manuels littéraires, dictionnaires ? Ce séminaire s’intéressera non seulement à la critique « professionnelle », mais aussi à la « critique des créateurs ». On s’interrogera sur la notion de genre, sa pertinence et son impact, mais aussi sur les réticences et les résistances qu’elle a pu susciter, notamment chez les écrivaines. Il existe, depuis ces dernières décennies, une abondante « critique de la critique » à ce sujet dont les différentes approches (féministe, postféministe, pensée queer…) seront présentées. À partir des exemples du XXe-XXIe s. empruntés à la critique littéraire française et étrangère, on examinera comment la notion de genre a pu modifier le regard porté sur les œuvres. Le programme détaillé sera communiqué en début de semestre (parmi les lectures de base : l’ouvrage de Martine Reid (dir.), Les femmes dans la critique et l’histoire littéraire, Honoré Champion, 2011).
Contrôle des connaissances : un oral en cours de semestre et un écrit final. D.A. : une épreuve écrite.

Réécritures et parodies – 4DANA012

Enseignantes : Christine Queffélec et Merete Stistrup Jensen
Horaire : 42h
Programme : Réécritures et parodies – semestre 2
Descriptif :
1) Réécritures et (en)jeux intertextuels (Merete Stistrup Jensen)
La pratique citationnelle, qu’elle adopte la forme ponctuelle et allusive ou celle, plus conséquente de la réécriture d’un hypotexte, est devenue un enjeu majeur au XXe siècle. Contre l’idée que l’œuvre est essentiellement « originale », les critiques du XXe siècle n’ont cessé d’affirmer que la littérature est profondément intertextuelle, se construisant avec et contre la tradition littéraire. Il s’agit donc d’étudier la répétition comme principe narratif et poétique et de voir comment la reprise créatrice traduit un rapport spécifique à l’Histoire. Parmi les textes étudiés : J.M. Coetzee, Foe, Seuil, « points », 2003 [1986] ; Monique Wittig, Virgile, non, Minuit, 1985 ; Christa Wolf, Médée, Stock, 2001 [1997]. Pour l’approche théorique (en particulier), G. Genette, Palimpsestes, Seuil, « points, 1982.
2) La parodie à la fin du XIXe siècle (Christine Queffélec)
La littérature décadente se veut volontiers au second degré qui reprend légendes, mythes, œuvres célèbres, pour en détourner le sens ou pour s’en rire. Les mythes antiques ou bibliques, les vies de saints de La Légende dorée, des tragédies de Shakespeare, de nombreux mythes, le roman naturaliste, le roman noir ont fait l’objet de multiples parodies. Nous en étudierons un certain nombre afin de cerner les procédés et les fonctions de la parodie.
Parmi les textes étudiés : Flaubert, Trois Contes, Pocket 2007 (nous concentrerons notre intérêt sur La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, qui s’inspire de la vie de Saint Julien dans La Légende dorée et sur Hérodias qui reprend le mythe de Salomé) ; J. Laforgue, Moralités légendaires, Flammarion, 2000 (Hamlet et Salomé, en particulier) ; O. Wilde, Salomé, édition bilingue, Flammarion 2007. Les Contes de Wilde, Le Crime de Lord Arthur Savile, Le Fantôme de Canterville, les Chants de Maldoror pourraient offrir également une source de réflexion intéressante et faire l’objet d’exposés.
Contrôle des connaissances : 1 oral dans chaque enseignement et 1 écrit dans l’un des enseignements.

Recherche en littérature médiévale – 4DAMA012

Responsables : Marion Bonansea, Marylène Possamai, Romaine Wolf
Horaire : 42h.
Programme : Mythe et littérature au Moyen Age. Héritière de traditions mythiques anciennes et diverses (gréco romaines, celtiques, germaniques, bibliques…), la littérature médiévale a su les assimiler et les réinterpréter pour les inscrire dans une conception nouvelle et cohérente du monde. On examinera, dans des œuvres du XIIe au XIVe siècle, aussi bien la résurgence de vieux schémas indo-européens ou la réinterprétation de la mythologie antique, que l’intégration de la merveille dans une vision proprement médiévale du rapport entre l’homme et le sacré. Les textes et la bibliographie seront indiqués et distribués en cours.
Contrôle des connaissances : exposés oraux et/ou mini mémoires. 2e session : une épreuve orale avec l’un des deux enseignants.

Littérature du XIXe siècle – 4DAMA032

Enseignants : Olivier Bara, Delphine Gleizes
Horaire : 42h (2 X 21h)
1) Olivier Bara :
Programme : Acteurs en représentation(s) : romans comiques et mémoires de comédiens
Descriptif : Longtemps frappés d’indignité morale et ostracisés, les acteurs de théâtre voient leur statut social évoluer au fil du XIXe siècle, à la faveur de la démocratisation des publics, de l’industrialisation de la scène, de la laïcisation de la société, et d’un nouveau régime médiatique de consécration de la « vedette ». Ils figurent même, sur scène ou hors des théâtres, de nouvelles formes d’héroïsme, se faisant l’incarnation de valeurs collectives ou même l’allégorie de la nation. La tragédienne Rachel entonnant La Marseillaise sur la scène du Théâtre de la République en 1848 est l’emblème de cette nouvelle fonction. On observera l’évolution des (auto-) représentations symboliques de l’acteur dans la société du XIXe siècle à travers une série d’extraits de romans et de mémoires. Seront privilégiés les romans « de comédiens » et les romans de formation, héritiers du Roman comique de Scarron ou du Wilhelm Meister de Goethe, de George Sand (La Marquise, Pauline, Lucrezia Floriani, Pierre qui roule), Alexandre Dumas (Olympe de Clèves), Théophile Gautier (Le Capitaine Fracasse), Victor Hugo (L’Homme qui rit), Edmond de Goncourt (La Faustin). Seront mis en regard de la fiction romanesque des Mémoires de comédiens, tels ceux de Mlle George, Mlle Mars, Mlle Flore, Sarah Bernhardt, Bouffé ou Samson. Ce séminaire se déroulera en parallèle avec l’atelier de lecture et mise en espace des écrits de comédiens, animé à l’ENS de Lyon par Anne Pellois, et avec le colloque « L’acteur, une figure héroïque au XIXe siècle ? » organisé par A. Pellois, M. Losco et O. Bara en mars 2012.
Les étudiants du séminaire pourront participer à l’atelier et seront invités à assister à une partie du colloque.
Contrôle des connaissances : un oral en cours de semestre, un compte rendu d’une des communications entendues au Colloque « L’acteur, une figure héroïque au XIXe siècle ? », et une épreuve écrite finale. DA : une épreuve écrite (prendre contact avec l’enseignant au début du semestre).

2) Delphine Gleizes :
Programme : Le romancier et l’historien (1ère moitié du XIXe siècle)
Descriptif : L’histoire tumultueuse de la France depuis la Révolution française a incité les contemporains à renouveler le regard porté sur l’événement historique. Durant la période romantique, les attributions respectives du romancier et de l’historien sont ainsi amenées à évoluer : le statut de l’historien se modifie profondément par rapport à l’héritage des siècles classiques, mais s’il gagne en légitimité et en scientificité, il cherche aussi à faire entendre sa voix, sur le terrain politique et social. Symétriquement, les arts manifestent une véritable obsession de l’histoire, tour à tour source d’inspiration, caution pour le texte de fiction et facteur de nouvelles configurations génériques, comme en témoigne la vogue du roman historique. Historiens et romanciers, sans confondre leurs objectifs respectifs, ont néanmoins en partage de communs questionnements : comment penser et modéliser l’histoire ? quel point de vue adopter sur les événements ? avec quelle stratégie de mise en récit ?
Un corpus de textes sera disponible sur le bureau virtuel ou distribué en cours.
Contrôle des connaissances : une note d’oral, une note d’écrit.

Littérature et sciences humaines – 4DAMA041


Enseignants : Nathalie Barberger, Hervé Micolet
Programme : Littérature et psychanalyse
Contrôle des connaissances : à préciser

Littérature et émotion - 4DAMA042

Enseignants : Dominique Carlat (1) et Nathalie Barberger (2)
Horaire : 2 x 21 heures.
1) Programme D. Carlat : L’expression poétique de l’émotion chez Mallarmé

2) Programme N. Barberger : La Chambre claire est la dernière œuvre de Roland Barthes : étrange texte, savant et théorique, intime et endeuillé, écrit dans les marges de Proust, où la réflexion sur la photographie bifurque soudain, quand l’auteur découvre la photographie au Jardin d’hiver : il reconnaît sa mère disparue dans l’image d’une petite fille qu’il n’a pas connue. Mais le livre s’ouvrait déjà sur l’événement refoulé et clandestin de la découverte, « il y a bien longtemps » d’une photographie qui, peut-être, a donné naissance à cette « Note sur la photographie ». Ce qui intéresse principalement Barthes c’est ce qui advient quand telle photographie fait naître l’émotion, liée à l’affolement de nos catégories temporelles, liée aussi à la perception d’un « hors champ subtil », et au phénomène paradoxal de la revenance. C’est à l’exploration de cette émotion, une émotion qui fait penser, que ce séminaire, qui se propose de lire précisément le texte de Roland Barthes, et aussi les pages de Proust qui, dans Sodome et Gomorrhe, évoquent la mort de la grand-mère (il y est abondamment question de photographie), est destiné.
Bibliographie : R. Barthes, La Chambre claire, éd. Cahiers du cinéma / Gallimard / Seuil, 1980 ; Proust, Sodome et Gomorrhe (« Les intermittences du cœur »). D’autres éléments bibliographiques seront donnés aux étudiants au fil du séminaire.

Francophonie – 4DAFA012

Enseignants : Véronique Corinus, Philippe Goudey
Horaire : 42h (2 séances de 1h45 par semaine)
Programme et descriptif : « Écritures francophones en quête de soi » : Ce double séminaire, se fondant sur l’étude de romans tant maghrébins qu’antillais, propose une approche croisée de la question de l’identité dans la littérature francophone. Des affres de la guerre d’indépendance aux difficultés de l’immigration, du traumatisme de l’esclavage et de l’occupation aux blessures de l’abolition et de la départementalisation, les anciens colonisés ont connu une histoire douloureuse et tumultueuse qui rend leur construction identitaire complexe, car plurielle. On se référera à une dimension méditerranéenne marquée par l’héritage arabo-musulman d’une part et au tiraillement entre francité, africanité et créolité d’autre part. Les romanciers francophones se font l’écho de ce tremblement de l’être, tentant de rendre compte d’une identité collective aux contours problématiques par la création d’une écriture singulière. Maghreb : Mohamed Dib, Un été africain, Paris, Points Seuil, 1965 ; Tahar Ben Jelloun, Les yeux baissés, Points Seuil, 1991 – Antilles : Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, Pantin, Le temps des cerises éditeurs, 2007 ; Simone Schwarz-Bart, Pluie et vent sur Télumée Miracle, Paris, Editions du Seuil, 1972 ; Raphaël Confiant, Le Nègre et l’Amiral, Paris, LGF, coll. « Le Livre de Poche », 1993.
Contrôle des connaissances : un oral dans chacun des enseignements (coef. 1) ; un travail écrit dans l’un des enseignements (coef. 1) ; pour les D.A : un dossier écrit dans chacun des enseignements (coef. 1)

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