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L’organisation des deux années de formation

Chaque promotion comprend un maximum de 20 étudiants, recrutés sur tests d’admission. Leur formation est répartie entre cours théoriques réguliers, sessions de travail sur des thèmes liés à l’exercice de la profession, travaux personnels, stages pratiques sur le terrain.

Le CFMI de Lyon accorde une très grande importance à l’inter-formation, c’est-à-dire à la capacité des étudiants à s’enrichir mutuellement tout autant qu’à bénéficier des apports prévus par le Centre. C’est la seule disposition qui puisse engager et développer une pratique de concertation entre professionnels. Si le CFMI de Lyon a pour objectif de préparer à l’exercice d’un métier, il doit également préparer aux modalités d’exercice de ce métier, c’est-à-dire au travail d’équipe, à la confrontation, au questionnement mutuel, à la recherche commune. C’est pourquoi il n’y a pas d’équivalences au cours de la formation pouvant dispenser de telle ou telle UV, le nombre et la qualité des acquis personnels ne dispensant pas d’un exercice concerté de la profession, au contraire.

Il ne peut y avoir en effet enrichissement réciproque que s’il y a diversité de pratiques. Or il n’y a pas de modèle unique de la profession. L’optique du CFMI n’est pas de normaliser les comportements, de niveler les façons de faire, mais d’éviter la sclérose, y compris chez ceux qui ont bâti des modes d’intervention personnels et s’en satisfont.

La difficulté d’une formation, dans ces conditions, est de faire en sorte que chacun développe au maximum ses aptitudes personnelles tout en demandant que ces qualités ne soient jamais closes sur elles-mêmes et se laissent interroger par des pratiques différentes ou opposées. C’est cela que les responsables d’une formation ont pour mission d’évaluer, tout autant que de vérifier la quantité de savoirs et de savoir-faire acquis.

Le fait d’accorder une grande importance, pour l’obtention du DUMI, aux épreuves de terrain, manifeste que les préoccupations essentielles sont centrées sur une compétence en situation réelle, et non uniquement sur des acquis théoriques et techniques, d’ordre musical et pédagogique.

Le contrôle de la formation

Le contrôle de la formation s’exerce à la fois de manière continue tout au long de l’année et en fin de scolarité sous forme d’épreuves spécifiques. Il a pour but :

1) de vérifier chez l’étudiant la solidité de ses compétences musicales, notamment dans le domaine du chant, du solfège, de l’harmonie.

2) de s’assurer que ses compétences de musicien sont réellement mises en œuvre lors d’activités d’initiation musicale avec les enfants.

3) d’être certain que la qualification professionnelle de cet intervenant est bien de faire faire de la musique aux enfants et pas seulement de conduire un apprentissage technique.

a - Contrôles de fin de 1ère année

L’étudiant doit savoir clairement, en fin de première année, si l’on peut le créditer d’un certain nombre de compétences qui lui seront indispensables pour être en situation de responsabilité lors des stages de seconde année. Les plus importantes sont les suivantes :

- Conduire une activité de chant en vérifiant que sont respectés : - le rythme (exactitude, précision, permancence du tempo) - les hauteurs - les nuances d’interprétation, ce qui suppose que l’étudiant maîtrise ces capacités pour lui-même s’il veut pouvoir les obtenir de la part d’un groupe d’enfants ou d’adultes,

- Utiliser la guitare pour accompagner un chant

- Inventer les modes d’utilisation de son instrument personnel au cours d’une séance avec un groupe d’enfants,

- réaliser l’orchestration simple d’une chanson avec un minimum de 4 parties (par exemple une seconde voix, une basse, et deux instruments, ou bien avec trois voix égales, une percussion et une guitare, etc...) mettant en œuvre des qualités harmoniques et rythmiques,

Chaque professeur apprécie, selon des modalités adaptées, l’acquisition de ces compétences. Au cas où l’évaluation révélerait un niveau insuffisant, un travail personnel de rattrapage est demandé à l’étudiant en vue d’un nouveau contrôle en septembre avant d’amorcer la seconde année.

Un constat de "non-progrès" entraînerait une triple possibilité : - soit une admission en seconde année conditionnelle, - soit un redoublement, - soit une démission décidée par l’étudiant.

b - Contrôles de fin de 2ème année

Outre les contrôles continus effectués par chaque professeur (principalement solfège, harmonie, direction de chœurs), une évaluation terminale en fin de 2ème année comporte trois activités principales.

La création personnelle............................

Conformément à l’importance de développer chez l’enfant une pensée musicale personnelle par un entraînement à l’imagination et à l’invention, il est normal que les étudiants mènent pour leur propre compte une activité de création mettant en jeu les mêmes compétences.

Cette création personnelle peut se présenter sous forme de spectacle musical, de vidéo, de réalisation informatique, de lutherie originale etc... Elle peut être réalisée individuellement ou par petites équipes, et fait l’objet d’une présentation publique à laquelle sont conviés l’ensemble des étudiants, une ou plusieurs classes d’enfants, éventuellement des élèves instituteurs ou des instituteurs en stage, des représentants des organismes culturels de diffusion.

Les documents écrits rédigés au long des deux années............................

Divers écrits sont demandés à l’étudiant au cours de sa scolarité, visant à developper :

- ses capacités de compréhension, de restitution et de synthèse (et notamment à travers la lecture d’ouvrages),

- la clarté de son expression pour s’adresser à des publics variés (par exemple la présentation de projets artistiques dans des bulletins destinés à une large diffusion locale),

L’épreuve pratique............................

Elle se répartit en deux séances avec deux classes différentes choisies par l’étudiant, dont le contenu est laissé à la libre appréciation de l’étudiant, pourvu qu’elles mettent en lumière les capacités différentes et complémentaires suivantes.

a) L’étudiant est apte à conduire un certain nombre d’activités d’apprentissage :

- apprendre un chant nouveau
- reprendre un chat du patrimoine
- effectuer un apprentissage rythmique
- susciter une expression gestuelle et vocale personnelle de la part des enfants
- assurer la direction -d’un chant - d’une réalisation instrumentale simple - voire d’une partition traditionnelle ou contemporaine
- mener une activité de codage
- équilibrer les activités entre travail de groupe et moments de travail individuel.

b) L’étudiant sait susciter l’imagination et l’invention des enfants :

- favoriser l’expression spontanée des enfants,
- développer l’autonomie des enfants (notamment par des travaux de petits groupes),
- être attentif aux propositions des enfants, les recueillir et susciter l’élaboration de moments musicaux pouvant conduire ultérieurement à des formes abouties,
- respecter l’apport des enfants (notamment en fonction de leur enracinement culturel et social) et en même temps faire progresser ces derniers dans leur créativité par un contact avec des œuvres de référence.

c) L’étudiant sait analyser son travail

- définir des objectifs et les prévoir dans le temps qui lui est imparti,
- mener avec un groupe d’enfants une procédure d’évaluation sur le travail effectué,
- rendre compte de ses choix et les argumenter,
- situer ce travail dans l’ensemble des activités, musicales ou non, menées dans l’école et hors de l’école.

d) La séance doit être organisée comme un ensemble musical et non seulement comme une suite d’apprentissage techniques ou comme une séance de seul divertissement. Cela doit se vérifier à travers :

- la continuité des activités entre elles,
- la cohérence de la démarche
- la climat musical dégagé par l’atmosphère générale de la séance autant que par la qualité de la production enfantine.

e) l’étudiant a eu le souci de travailler en collaboration avec l’instituteur et présente les modalités de cette collaboration

Le jury réuni pour l’épreuve pratique est composé d’un représentant de l’Université, d’un Inspecteur de l’Education Nationale (ou son représentant), d’un directeur d’école de musique (ou d’un responsable d’organisme culturel), d’un élu d’une collectivité territoriale, des responsables du CFMI. L’épreuve se termine par un entretien avec le jury.

En cas de non satisfaction à l’une ou l’autre des épreuves (contôles continue, écrits, épreuve pratique), l’étudiant est admis à la représenter l’année suivante. Les modalités sont définies avec lui par les responsables du CFMI lors d’un entretien.

HEURES D’ENSEIGNEMENT/ETUDIANTS1ère ANNEE2ème ANNEELES DEUX
VOCAL10488192
INSTRUMENTAL10755162
CREATION47124171
DANSE, THEATRE, AUTOUR DE LA MISE EN SCENE691483
PEDAGOGIE, REFLEXIONS ET PRISES DE PAROLES118114232
CULTURE, THEORIE, TECHNIQUES9051141
LES ECRITS151530
TOTAUX HEURES DE FORMATION5504611011
SUR LE TERRAIN162262424
Concerts et répétitions/projets255075
TOTAUX STAGES SUR LE TERRAIN187312499
TOTAUX PAR ANNEE7377731510
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