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Compte rendu conseil de faculté du 4 novembre 2008
PROCES VERBAL DU CONSEIL DE LA FACULTE LESLA
Le mardi 4 novembre 2008
Etaient présents : BARNIER Martin, BASTIEN Anne-Marie, BOST Bernadette, BOUCHARD Robert, CLEMENT Michèle, COLON DE CARVAJAL Isabelle, FERRET Olivier, FOURNIER Nathalie, GAYRAUD Frédérique, GERSTENKORN Jacques, GLEIZES Delphine, HIDANI Laurence, JISA Harriet, LE VOT Gérard, LHOMME Marie-Karine, LINAGE Emmanuelle, MASSIBOT-CHOVET Hadrien, MORATILLE Patricia, MOREAU Jacques, MULLER Hélène, PALAZZOLO Claudia, PARPETTE Chantal, QUEFFELEC Christine, REYNAUD Denis, ROCHE Roger-Yves, SABY Pierre, SCHNEIDER Jean, SERRE Jean-Marc, THIROUIN Laurent, VAN DER VEEN Lolke, WAHL Philippe
Avaient donné procuration : MARTINIE Bruno, PALAZZOLO Claudia (pour l’élection du doyen), PATIN Marc, SABATIER Nicolas, Christine VULLIARD
Etait excusée : GAUTHIER-MERIC Corine
Le conseil débute à 16h30 en salle du conseil de la faculté sur le site des Quais.
I – Approbation du Procès Verbal de la Faculté LESLA en date du mardi 16 septembre 2008 La doyenne prie le conseil d’excuser le retard du compte rendu et y apporte une modification avant de le soumettre au vote de l’assemblée. En effet, Virginie LAGNIER (vacataire) ayant trouvé un emploi, a quitté le département de musicologie ; le poste qu’elle occupait (d’une quotité de travail de 50%) est vacant dans l’attente d’un nouveau personnel administratif. Avec cette modification, le procès verbal est soumis à l’assemblée qui l’adopte à l’unanimité.
II – Masterisation des concours La doyenne présente cette question très sensible, qui s’impose à l’ordre du jour du fait de l’urgence de la situation. En effet, le présent conseil doit se prononcer face à la demande précipitée du ministère de faire remonter pour la fin de l’année les maquettes de Master enseignement, permettant la préparation du CAPES et du CRPE. Le seul point positif de ce projet est de ramener à l’université les étudiants de l’IUFM puisqu’il y a désormais nécessité de préparer un master 2 pour passer le concours de professeurs des écoles. Pour le reste, ce projet suscite de très fortes réserves, dans son contenu – et surtout sur la part restreinte réservée aux disciplines - comme dans ses délais. La Faculté décide dans son ensemble de « protester » par une motion.
Le débat s’anime. Différents intervenants émettent leur point de vue :
Chantal Parpette estime qu’un délai est nécessaire pour préparer les maquettes.
Pierre Saby souhaite que la présidence s’exprime sur le sujet.
Denis Reynaud s’interroge sur le destinataire de cette motion : la présidence ? le ministère ?
Laurent Thirouin, quant à lui, dénonce le fait que l’on ne connaisse toujours pas les épreuves de concours.
Pour la doyenne, il faut manifester nettement une opposition au projet tel qu’il est imposé par le ministère ; pour autant « ce serait un piège que de ne pas faire remonter de maquettes » ; l’université Lyon2 ne doit pas s’isoler au sein du PRES ; c’est au PRES de prendre une décision commune face à cette question.
Le département des Sciences du Langage s’inquiète sur les incidences sur le master recherche et le doctorat (la recherche n’ayant plus qu’une place secondaire).
D’autres membres du conseil s’interrogent sur l’année universitaire 2009-2010 : Y aura-t-il une année blanche ?
Quelle sera la nature de l’épreuve orale de didactique ? correspondra-t-elle à l’actuelle épreuve écrite de didactique ?
Quelle sera alors la part du disciplinaire face à la didactique toujours croissante ? Quel sera le niveau de recrutement (aujourd’hui, niveau licence) ?
La motion s’organise autour des axes suivants :
dénoncer les délais qui ne permettent pas de véritables concertations
dénoncer l’absence d’information
s’insurger contre les conditions de préparation laissées aux universités ; par conséquent, demander à la présidence de négocier auprès du ministère un délai raisonnable.
Exprimer une vive inquiétude contre une réduction drastique du disciplinaire
A l’issue de ce temps de débat et d’interrogations, la doyenne demande des volontaires pour rédiger la motion. Laurent Thirouin et Philippe Wahl s’attellent à cette tâche. Une fois terminée, la motion fait l’objet d’une lecture publique. Un débat s’engage sur le terme « exiger » qui figurera dans la motion ; pour certains membres, « exiger » n’a pas de sens. A l’issue de ce débat, la motion est soumise au vote (cf pièce jointe n°1). La motion est votée à l’unanimité. Aucune abstention Aucun vote contre.
Christine QUEFFELEC poursuit en présentant un bilan de la réunion des Doyens de Faculté et Directeurs de Département Lyon 2 – Lyon 3 en date du lundi 3 novembre 2008 (cf : pièce jointe n°2 : le compte rendu de Monsieur Malkani). La nouvelle réforme propose de distinguer des masters PE et des masters CAPES/Agrégation. A l’intérieur de chacune de ces filières, divers parcours s’offrent aux étudiants. Le master PE présenterait des mentions spécifiques : 1) Education et langages ; 2) Education et diversité ; 3) Education arts et lettres ; 4) Education et patrimoines ; 5) Formateur de formateur.
Robert Bouchard intervient pour signaler « qu’il y a un problème institutionnel réel » à savoir que l’ISPEF s’empare des PE et il pose la vraie question : « La Faculté LESLA a-t-elle sa place ? » La doyenne précise que l’ISPEF apporte ses compétences et fait des propositions, qui sont à discuter par l’ensemble des acteurs de l’université. La préparation des maquettes doit se faire dans la concertation entre les composantes (dont l’ISPEF) et la gestion des différents masters PE doit se répartir entre les composantes ; LESLA a ainsi vocation à gérer les masters qui relèvent de ses compétences. Pour Laurent Thirouin, « l’ISPEF ne peut être le seul organisateur ». Robert Bouchard rappelle que « la collaboration est nécessaire car l’ISPEF ne peut être le gestionnaire principal ». Michèle Clément ajoute qu’ « il faut une mention forte Lettres-Langues et Arts. »
Pour faire avancer le débat, la doyenne propose qu’une réunion soit organisée avec l’ISPEF, pour travailler sur les maquettes et répartir les champs de compétence et de gestion ; elle adressera un mail en ce sens à Jacques Bonniel, Fabrice Malkani et Alain Kerlan (ISPEF). Elle sollicite chaque département pour déléguer un représentant à cette réunion. Acceptent cette mission : Robert Bouchard (SDL), Pierre Saby (Musique), Laurent Thirouin (Lettres) ; Bernadette Bost sollicitera Julie Sermon (ASIE). Une nouvelle réunion d’harmonisation avec Lyon 3 est prévue le 23 novembre prochain sur le thème des CAPES. Le but est d’essayer d’élaborer des maquettes cohérentes avec Lyon 3 et Lyon 1.
III – Premier bilan des action du plan licence : Cette question est reportée à l’ordre du jour du prochain conseil.
IV –Questions financières :
a) DBM de prélèvement sur réserves en faveur du CFMI La parole est donnée à Anne-Marie Bastien, représentante du CFMI. Elle aborde la question des nouveaux locaux du CFMI. Ceux-ci sont prévus sur le site du Centre Hospitalier Le Vinatier pour un coût de 3 080 000 euros. Le CFMI sollicite un prélèvement sur réserves de 190 000 euros pour financer une partie des travaux. Il s’agit d’un chantier très compliqué puisqu’il prévoit la restauration de bâtiments anciens ainsi que la construction de nouveaux bâtiments. Pour l’instant, aucun retard n’est à signaler. Les travaux sont très avancés. La date de fin de chantier a été estimée pour fin décembre. Le conseil vote à l’unanimité la DBM sollicitée par le CFMI.
b) Budget prévisionnel 2009
Onda-Marina Simond, en qualité de responsable de l’antenne financière de la Faculté LESLA présente le budget prévisionnel 2009 au conseil. Sont distribués à l’assemblée différents documents apportant les informations suivantes :
la structure budgétaire
la répartition des dotations par département
La répartition des effectifs (nombre d’étudiants inscrits dans chaque filière)
le tableau des recettes
le tableau des dépenses
les dépenses par chapitre
Il est rappelé que le principe de répartition est proportionnel au nombre d’inscrits (effectif n-1). Par conséquent, le budget 2009 tient compte du nombre d’étudiants s’étant acquittés des droits d’inscription pour l’année universitaire 2007-2008. La part d’un étudiant s’élève à 15.57 euros.
La dotation de l’Université est stable : elle s’élève à 103 008 euros contre 104 644 euros en 2008.
Se pose la question du maintien des frais de dossier pour les demandes d’accès en Master ; ces frais s’élèvent à 30 euros et ne sont pas demandés aux étudiants déjà inscrits à Lyon2. Le conseil maintient pour le moment ces frais dans le budget prévisionnel.
Le budget est examiné puis soumis au vote.
Le budget est adopté bien qu’il ne soit pas voté à l’unanimité.
En effet, on dénombre 4 voix contre. Un étudiant appartenant à l’UNEF motive ainsi son refus : « Ce n’est pas à l’étudiant de payer le déficit du service public ». Il conteste les frais de dossier et Il dénonce l’investissement insuffisant de l’état : rien de concret sur le terrain, pas de moyens supplémentaires malgré les promesses. L’Université est sous financée. Il annonce que l’UNEF rejettera tous les budgets dans toutes les instances.
V – Election du Doyen :
La doyenne Nathalie Fournier rappelle qu’ayant élue à la vice-présidence du conseil scientifique de l’université, elle a adressé sa lettre de démission et a fait un appel à candidature pour lui succéder. Trois candidats se sont présentés : o - Hugues Constantin De Chanay (département SDL) o - Pierre Saby (département de Musicologie) o - Philippe Selosse (département des Lettres) Les trois professions de foi ont été diffusées. Seul Pierre Saby est présent au conseil. Hugues de Chanay est à un colloque à l’étranger et Philippe Selosse n’a pu déplacer une obligation prévue de longue date.
Pierre Saby intervient pour annoncer que, contrairement à son intention première, il n’apportera pas de précisions supplémentaires à sa présentation écrite, puisqu’il est le seul candidat présent. A ses yeux, « cela lui paraît inopportun ». Il souhaite d’ailleurs se retirer et laisser le conseil travailler. Olivier Ferret souligne la notion d’équité. Denis Reynaud, ancien doyen, trouve qu’il serait très dommageable que le conseil soit privé d’une possibilité de débat avec un candidat, qui est présent. La Doyenne donne lecture des grandes lignes de la profession de foi de chaque candidat.
Le vote s’effectue dans les règles de l’art à bulletin secret dans une urne sous la surveillance de la Doyenne. Chaque électeur doit émarger et ne déposer qu’une seule enveloppe. Le dépouillement se déroule en public.
Avaient donné procuration pour cette élection : COLON DE CARVAJAL Isabelle, MARTINIE Bruno, PALAZZOLO Claudia, PATIN Marc
Les résultats du vote sont les suivants :
Ont votés : 28 électeurs
Candidats Nombre de votes recueillis
Hugues CONSTANTIN de CHANAY 9 voix
Pierre SABY 15 voix
Philippe SELOSSE 4 voix
Bulletin blanc aucun
Pierre Saby recueille la majorité absolue des suffrages et devient ainsi le nouveau Doyen de la Faculté LESLA succédant à Nathalie Fournier.
Nathalie Fournier félicite Pierre Saby de son élection à la fonction de doyen. Elle remercie les enseignants et le personnel administratif qui l’ont accompagnée durant son mandat. Elle considère que les dix-huit mois passés à la tête de la Faculté ont été une expérience parfois difficile mais très riche et très intéressante.
Pierre Saby se dit « très touché par la marque de confiance qui lui est accordée » et en remercie le conseil. Il avoue cependant avoir longuement hésité avant de déposer sa candidature ; ce sont les marques d’encouragement qui l’ont décidé. Il rappelle l’intérêt de la fonction de Doyen. Nul doute, « le poste est passionnant » mais, il requiert les précieux conseils de son prédécesseur : Nathalie Fournier, auquel il rend hommage.
En conclusion, la passation de pouvoirs s’effectue dans le calme et la convivialité.
Compte rendu : Laurence HIDANI
Pièce jointe n°1
Motion
Le Conseil de la Faculté des Lettres, Sciences du langage et Arts de l’Université Lumière-Lyon 2, réuni en séance plénière le 4 novembre 2008, déplore les conditions dans lesquelles se prépare la réforme de la formation des futurs enseignants.
Il proteste contre un calendrier qui oblige l’Université à prévoir pour la rentrée 2009, dans une précipitation rendant impossible une véritable concertation, la mise en oeuvre d’une réforme des concours et masters.
Le Conseil de Faculté s’oppose à toute réforme ayant pour effet de réduire dans les concours la part des savoirs disciplinaires, en contradiction avec l’objectif affiché par la « mastérisation ».
Il s’inquiète des effets de sélection sociale induits par un allongement des études nécessaires à l’inscription aux concours, sans mesures d’accompagnement financier pour les étudiants concernés.
Il exige un moratoire pour mettre en place un véritable projet de formation et de recrutement. Il exclut en tout état de cause d’élaborer des maquettes de masters sans avoir connaissance du contenu des épreuves de concours.
Motion votée à l’unanimité par le Conseil de la Faculté des Lettres, Sciences du langage et Arts de l’Université Lumière-Lyon 2, le 4 novembre 2008.
Pièce jointe n°2
Réunion des Doyens de Faculté et Directeurs de Département Lyon 2 – Lyon 3 lundi 3 novembre 2008
Relevé de conclusions
Distinction entre masters PE et masters Capes/Agrégation : => mention de master nouvelle pour la préparation au CRPE => aménagement de parcours au sein des spécialités des mentions de master existantes pour la préparation au Capes et à l’Agrégation.
La mention de master PE
Elle doit prévoir des passerelles permettant une réorientation vers les parcours aménagés Capes-Agrégation ou recherche.
Il s’agirait d’une mention "Métiers de l’enseignement scolaire, de la formation et de la culture" du Domaine Sciences Humaines et sociales, déclinée en 5 spécialités (premières réflexions à Lyon 2, à préciser dans les jours qui viennent notamment avec l’ISPEF en lien avec le département des sciences du langage et l’IUFM) : 1. Éducation et langages ; 2. Éducation et diversité ; 3. Éducation arts et lettres ; 4. Éducation et patrimoines ; 5. Formateur de formateur.
Elle est par vocation pluridisciplinaire : les différents départements offriront des enseignements spécifiques adaptés à ce public.
Mise en place de séminaires de recherche spécifiques.
Pour ces spécialités, on peut envisager une répartition de 50% pour le disciplinaire et de 50% pour la didactique, sans descendre au-dessous de ce pourcentage pour le disciplinaire.
Les parcours aménagés Capes-Agrégation
Pour ces parcours, la répartition devrait être de 80% pour le disciplinaire et de 20% pour la didactique – avec la possibilité de descendre à 70% pour le disciplinaire (mais pas en dessous, sous peine de disqualifier la formation) en laissant 30% à la didactique.
On distinguera parcours Capes et parcours Agrégation tout en proposant des enseignements communs dans les disciplines ou cela sera possible aux semestres 1 et 2. Les semestres 3 et 4, préparant aux épreuves spécifiques à chaque concours, seront de fait déconnectés.
* Semestre 1 :
idée d’un semestre 1 en partie commun permettant des bifurcations ;
introduction d’une option didactique dans le tronc commun ;
stages perlés (observation, pratique accompagnée..) pendant ce semestre ou stage à la jonction du semestre 1 et du semestre 2. Pour ces stages, appel aux compétences de l’IUFM.
• Réorientations possibles à l’issue du semestre 1 (passerelles entre spécialité PE et parcours Capes/agrégation ; entre ces spécialités ou parcours et le parcours recherche).
* Semestre 2 :
décliné en trois types de parcours : Capes-Agrégation / Recherche / Professionnel (là ou il existe) ;
pour les parcours Capes-Agrégation : adossement à la recherche selon les disciplines, permettant l’élaboration d’éléments d’un mémoire à achever au semestre 4.
• Réorientations possibles à l’issue du semestre 2 (passerelles – dans les deux sens – entre parcours Capes/Agrégation et parcours recherche ; entre ces parcours et un parcours professionnel quand il existe, en sens unique – admission sur dossier).
* Semestre 3 :
décliné en trois types de parcours : Capes-Agrégation / Recherche / Professionnel (là ou il existe) ;
pour les parcours Capes et Agrégation : préparation aux épreuves écrites des concours (donc deux préparations distinctes)
* Semestre 4 :
décliné en trois types de parcours : Capes-Agrégation / Recherche / Professionnel (là ou il existe) ;
pour le parcours Capes et Agrégation : préparation aux épreuves orales des concours (donc deux préparations distinctes) et complément de rédaction du mémoire (avec adossement à la recherche).
Travail de concertation entre Lyon 2 et Lyon 3 :
Pour les PCL : dès à présent contact et travail en commun discipline par discipline dans la perspective d’une demande de cohabilitation de parcours, y compris, au moins à titre exploratoire, pour certaines disciplines enseignées dans les deux universités et qui n’ont pas encore fait l’objet de convention, cohabilitation ou coaccréditation (parallèlement aux réunions par disciplines et composantes au sein de chaque université).
Pour les PE : les départements des deux universités sont invités à décliner conjointement une offre de formation dans les différentes disciplines permettant aux futurs PE de choisir des compléments de formation adaptés.
Nouvelle réunion Lyon 2 – Lyon 3 mercredi 19 novembre à 9h00 (86 rue Pasteur, salle de conférences du 1er étage) pour la mise au point finale et la rédaction des textes de présentation avant présentation aux votes des Facultés, puis des CEVU et des CA.
Document 