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Assemblée de la faculté des Lettres, Sciences du Langage et Arts du lundi 10 décembre 2007
Compte rendu de l’Assemblée de la faculté des Lettres, Sciences du Langage et Arts du lundi 10 décembre 2007
Sont réunis à cette assemblée les étudiants et le personnel enseignant et administratif de la faculté L. E. S. L. A.
Madame le doyen de la faculté L. E. S. L. A., Nathalie FOURNIER, préside la séance. Elle est secondée par Paul LORIOT (Master 2 de Musique et Musicologie) qui se propose d’être le secrétaire de séance.
L’assemblée est ouverte à 16h sur les Quais (salle 2).
Ordre du jour :
Décisions prises par la présidence (interventions récentes des représentants de l’ordre) ;
Questions de scolarité ;
Loi relative aux libertés et responsabilités des universités.
Nathalie Fournier ouvre la séance. Elle annonce sa volonté de réunir afin d’ouvrir au dialogue, seule condition pour repartir dans une dynamique constructive. Elle précise qu’une seconde assemblée se tiendra sur le campus de Bron jeudi 13 décembre, à 16 heures dans le bâtiment de la faculté des Lettres. Madame le doyen introduit ensuite l’ordre du jour.
1. Décisions prises par la présidence (interventions récentes des forces de l’ordre)
Madame le doyen précise que le recours à l’intervention de la police est la décision de la présidence, qu’elle n’a pas à la défendre mais que les doyens et directeurs ont été associés aux débats précédant cette décision. Elle rappelle la présidence a motivé cette décision par la volonté de rendre les deux campus accessibles et de permettre la reprise des cours, à la suite du vote du lundi 3 décembre.
Olivier FERRET prend la parole et donne lecture d’une motion élaborée par plusieurs enseignants de la faculté : mise à part l’intervention des forces de l’ordre mercredi 28 novembre, la présence de la police sur les deux campus est scandaleuse.
Rémi FONTANEL s’exprime au nom du département Arts de la Scène, de l’Image et de l’Écran, qui déplore l’aggravation de la crise, provoquée par la présidence. Très rapidement, l’assemblée, unanimement, décide qu’un vote à main levée soit fait à propos des interventions des forces de l’ordre sur les deux campus.
Philippe ROGER, enseignant au département A. S. I. E. souhaite élargir la discussion. Il demande la banalisation d’un créneau horaire (par exemple à partir de 16h 30) toute cette semaine afin de renouer le dialogue. Il annonce sa ferme intention de faire valoir, comme nombre de ses collègues qu’il a consultés, son droit de retrait tant qu’il y aura la présence de vigiles à l’entrée de l’université, et surtout tant que des verrous bloqueront les issues de secours, estimant que ces entraves constituent une mise en danger manifeste des personnels administratifs et enseignants, ainsi que des étudiants. La sécurité physique et psychologique, nécessaire à un enseignement serein, n’est plus assurée sur les campus. Il s’oppose donc absolument à la fermeture systématique des issues de secours et rappelle tout particulièrement que le campus Porte des Alpes est de structure Pailleron, et peut donc s’effondrer en quelques minutes, au départ d’un incendie. Il estime enfin que, dans un souci d’apaisement, un geste symbolique fort consisterait dans la démission de l’équipe présidentielle, qui, la semaine dernière, au lieu de chercher intelligemment et avec diplomatie à dénouer le conflit, n’a fait que radicaliser la situation et attiser les tensions par des mesures aussi inefficaces que disproportionnées, et a donc fait preuve d’une incompétence fortement dommageable à l’image de l’Université dans son ensemble. Il demande que la démission de l’équipe présidentielle soit soumise au vote de l’assemblée présente, chose à laquelle Nathalie Fournier s’oppose formellement.
Un étudiant du département Musique et Musicologie dénonce la présidence qui envoie des C. R. S. plutôt que d’ouvrir une salle pour les étudiants et d’instaurer ainsi le dialogue. Il se dit scandalisé par les sommes exorbitantes dépensées par l’université pour assurer la présence de vigiles (6000€/jour) tandis que dans le même moment, certains départements sont soumis à des restrictions budgétaires.
Un professeur rebondit sur les propos relatifs à la présence de vigiles et clame son refus de présenter sa carte Cumul à l’entrée de l’université.
Un autre étudiant du département Musique et Musicologie met en exergue le problème des étudiants qui préparent le Capes. Les vigiles lui ont refusé l’accès au campus des berges car il est officiellement inscrit à l’I. U. F. M. Pour les mêmes raisons, il met en avant son mécontentement de n’avoir pu participer aux votes à bulletin secret. Madame le doyen répond qu’elle avait alerté les instances concernées sur ce problème au moment du vote, mais que les listes électorales ont été constituées sur la base des inscriptions validées, et qu’un étudiant inscrit à l’I. U. F. M ne pouvait être électeur à Lyon2. Le problème est récurrent, puisque les étudiants inscrits à l’I. U. F. M n’ont pas de carte Cumul, ce qui leur pose des problèmes d’accès aux différents services de l’université et notamment au prêt Bibliothèque. Il ne s’agit donc pas d’une disposition propre à la situation actuelle.
Sont proposées au vote les motions et questions suivantes :
Mise à part l’intervention de la police du mercredi 28 novembre 2007, nous estimons que l’intervention répétée des forces de l’ordre sur les deux campus n’est pas la réponse appropriée au climat de tension qu’a connu notre université et nous la condamnons.
Approbation à la majorité absolue moins trois abstentions.
Demandez-vous la fin du contrôle des cartes d’étudiant dès demain matin ?
Oui à la majorité absolue moins trois abstentions.
Vous opposez-vous à la présence de vigiles privés à l’extérieur de l’université ?
Oui à la majorité absolue moins deux abstentions.
En rapport direct avec la sécurité des étudiants et du personnel, souhaitez-vous le déblocage total des portes des deux campus dès demain ?
Oui à l’unanimité.
2. Questions de scolarité
Nathalie FOURNIER introduit le sujet. À propos de l’assiduité, Madame le doyen souhaite que le contrôle soit suspendu pour ce semestre. Quant au rattrapage des contenus de formation, elle met en avant la responsabilité de chaque équipe enseignante et souligne que la seule consigne réside dans l’équité entre les différents groupes de T. D. au sein d’un même E. P.
Un étudiant de Licence 3 du département de Lettres modernes demande la parole. Les étudiants boursiers qui ont un emploi sont touchés par les déplacements de cours. Il demande que les cours des professeurs, dans la mesure où ils existent sous forme de tapuscrits, soient systématiquement mis en ligne via internet. Un professeur répond qu’il appartient à chaque enseignant de s’occuper du rattrapage et refuse de mettre tous ses cours en ligne. Un autre enseignant ajoute alors que le fait que les cours soient saisis sur des logiciels de traitement de texte ne les formalise aucunement pour la lecture, le cours devant rester quelque chose de vivant et d’interactif. Le problème est alors largement débattu : le sujet de l’instrumentalisation de l’outil informatique dans l’enseignement est essentiel, quel avenir veut-on donner à l’université ? Faut-il privilégier l’informatique à outrance ou bien la formation vivante ? Il est temps de revenir à une université humaine. Un enseignant trouve cette schématisation excessive.
Une étudiante prend la parole et propose que l’idée de mettre en ligne les synthèses des notes de plusieurs étudiants soit diffusée. Les professeurs invitent les étudiants à s’interroger sur le ronéo largement pratiqué dans les facultés de sciences et sur les intérêts que pourraient en tirer les étudiants de notre faculté.
Une question est posée par un enseignant : la semaine 15 sera-t-elle utilisée pour maintenir les T. D. ? Nathalie Fournier répond que la semaine 15 peut être utilisée (selon les consignes du C. E. V. U.) pour placer des examens dans le cadre du contrôle continu (en même temps que les examens pour les dispensés d’assiduité), ce qui laisse la semaine 14 pour les cours.
Le problème des partiels intermédiaires qui n’ont pas eu lieu est abordé. Madame le doyen invite les équipes enseignantes à trouver elles-mêmes les solutions car il est difficile, voir impossible d’énoncer une règle générale ; la seule consigne est encore l’équité entre les différents groupes de T. D. Un étudiant explique ses difficultés : il arrive que les étudiants à double cursus soit convoqués à deux examens en même temps. À nouveau, Nathalie Fournier demande aux étudiants et aux professeurs concernés de trouver la solution la plus adéquate à chaque problème.
Madame le doyen conclut ce sujet en disant qu’à ses yeux, le plus important reste avant toute chose la formation et le travail.
3. Loi L. R. U.
Nathalie Fournier introduit le sujet.
À son avis, les débats sur l’abrogation de la loi n’ont pas permis de débattre de ses modalités d’application dans notre université, alors que les universités du site ont déjà engagé cette procédure. Il lui semble que les principaux points qui font problème dans la loi sont :
la gouvernance (les pouvoirs du président et du C. A.)
le statut, le recrutement et les services des enseignants-chercheurs
le statut des personnels administratifs et le recrutement de contractuels
la dévolution du patrimoine immobilier.
D’autres points font également débat.
Elle fait état de demandes formulées par les enseignant de réunir des commissions au sein de la faculté pour examiner la loi et faire des propositions concernant les statuts. Elle approuve pleinement cette initiative.
Un enseignant prend la parole et demande des informations sur le calendrier. Nathalie Fournier répond qu’elle souhaite ouvrir une première discussion sur les statuts de l’université concernant la composition des trois conseils mardi prochain 18 décembre, à 16 heures sur les quais (à partir des documents élaborés par le C. A.).
Elle rappelle que la date butoir fixée par le ministère pour l’adoption des statuts fixant la composition du conseil d’administration est le 11 février 2008 ; au delà, le C. A. sera automatiquement composé de 20 membres. La proposition du président est de constituer un C. A. de 30 membres, ce qui est la composition la plus large offerte par la loi (14 enseignants-chercheurs, 8 extérieurs, 3 personnels IATOSS, 5 étudiants).
Un professeur fait état de ses inquiétudes. De par la crise du dialogue avec les étudiants et le fait que les professeurs n’ont pas confiance en la présidence, on ne peut pas engager cette réforme. Le débat doit être indépendant de la présidence. Il faut faire appel à un moratoire pour pouvoir retravailler la loi, les perspectives de refonte, pour qu’il y ait un débat avant le vote et que les statuts soient préparés. Le département A. S. I. E. demande un moratoire au niveau universitaire ; la présidence se chargera de relayer auprès du ministère.
Un enseignant dénonce le chantage au C. A. Nathalie Fournier ne partage pas cette idée : il n’y a pas de chantage, mais le simple constat que le temps est limité pour voter cette modification des statuts (du fait de la date butoir du 11 février).
Le débat continue. Les propositions de changement des statuts pour le C. A. doivent être mises en ligne via intranet ou internet au moins un mois avant le vote. La position du président est jugée floue et un calendrier précis est à nouveau exigé. L’on nous invite à nous méfier des propositions de la présidence quant à la mise en place de la L. R. U. à l’université : il faut créer des groupes de réflexion qui feront remonter les propositions des composantes quant aux vote des statuts.
Sont proposées au vote les questions suivantes :
Souhaitez-vous que soient constituées des commissions de travail afin d’envisager les différentes possibilités de mise en place de la L. R. U. à Lyon 2 ?
Oui à la majorité absolue moins deux abstentions.
Souhaitez-vous l’application d’un moratoire à la mise en place de la loi L. R. U. ?
Oui, majorité relative ; Non, une voix ; Abstention, une voix.
Souhaitez-vous que toutes les propositions relatives aux changements de statut de l’université soient mises à disposition de tous, étudiants et personnels, via internet ou intranet, au moins un mois avant soumission au C. A. ?
Oui à la majorité absolue moins une abstention.
Nathalie FOURNIER conclut l’assemblée en annonçant que la première commission facultaire de travail sur les statuts se tiendra le mardi 18 décembre 2007 à 16h30 ; l’ordre du jour en sera l’examen des statuts des trois conseils (CA, CEVU, CS).
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 18h.
Nathalie FOURNIER et Paul LORIOT.
