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Compte rendu du conseil extraordinaire du 26 juin 2007
Compte-rendu du conseil de faculté extraordinaire du 26 juin 2007
PRESENTS : BARNIER Martin, CLEMENT Michèle, FOURNIER Nathalie, JISA Harriet, REYNAUD Denis, SABY Pierre, THIROUIN Laurent, GAYRAUD Frédérique, GLEIZES Delphine, LHOMME Marie-Karine, PARPETTE Chantal, ROCHE Roger-Yves, WAHL Philippe, MULLER Hélène, LINAGE Emmanuelle, SABATIER Nicolas, MERIC Corine, STRELETSKI Gérard, QUEFFELEC Christine.
AVAIENT DONNE PROCURATION : SCHNEIDER Jean, FERRET Olivier, MARTINIE Bruno, MORATILLE Patricia, SCHEMBRI Gérard, VAN MAELE Marc, MASSIBOT-CHOVET Hadrien, PATIN Marc.
ETAIENT EXCUSÉS : BASTIEN Anne-Marie, SERRE Jean-Marc.
1. Informations
La faculté Lesla a été bien dotée en congés sabbatiques. Ont obtenu un semestre de congé : Denis Reynaud, Delphine Gleizes, Hervé Micolet (Lettres), Emmanuelle André (ASIE).
2. DBM de transfert
Avant de proposer au vote la DBM, Nathalie Fournier revient sur la situation financière de la faculté, qui avait été exposée au conseil du 12 juin.
La dotation 2006-2007 (27 230 h) ne permet pas de couvrir les charges de la faculté et en particulier de payer les heures complémentaires des vacataires. Ce déficit était prévisible et Denis Reynaud avait alerté le président à ce sujet à plusieurs reprises. La faculté doit payer une partie du déficit sur ses fonds propres, soit 600 h (= 25 000 euros).
Les demandes de participation adressées aux structures rattachées à la faculté (Formation Continue et CFMI) étant restées sans réponse favorable, la faculté est obligée de prélever sur ses investissements, la conséquence étant que tous les investissements prévus et votés lors des derniers conseils ne pourront être honorés. Ce prélèvement nécessite une DBM (Décision Modificative Budgétaire) pour passer d’une unité budgétaire (UB 924 de la composante) à une autre (UB 900 des services centraux). Une DBM de prélèvement sur réserve est prévue pour septembre. Le conseil s’émeut de cette situation. Il regrette que l’université ne permette pas à certaines composantes, dont la faculté Lesla, d’honorer pleinement leurs missions d’enseignement ; cependant la nécessité de payer les vacataires l’amène à accepter cette DBM.
La DBM de transfert est votée à l’unanimité.
3. Dotation 2007-2008
Nathalie Fournier expose au Conseil les problèmes prévisibles pour l’année 2007-2008.
La dotation, qui se monte à 25 339 h, est encore en baisse (d’environ 2000 h).
N. Fournier et C. Meric ont fait, avec les directeurs de département, un point minutieux sur la situation, en comparant systématiquement la dotation (à partir des tableaux très complets fournis par M. Croizier de la division SIGMA), les charges, les maquettes et les emplois du temps, UE par UE, niveau par niveau, filière par filière et département par département. Le résultat est un déficit prévisible de 2000 h.
N. Fournier fait remarquer que le mode de calcul de la dotation (sur la base des maquettes et des effectifs prévisionnels) nous est systématiquement défavorable ; en effet le calcul se fait sur la base des effectifs de l’année N-1 mais est corrigé (à la baisse) par les capacités d’accueil si cela permet de baisser les groupes. Au total, le déficit est en moyenne d’un groupe partout, dans toutes les UE. Elle signale que les emplois du temps ont été faits sur la base des estimations de GIPC, qui sont supérieures à la dotation. Cela ne simplifie pas la tâche de ceux qui les préparent.
La comparaison dotation/charges permet de pointer les problèmes suivants :
1) Les concours ne sont pas suffisamment financés : le principe de dotation H/E est totalement inadapté. De même, les enseignements de L3 qui préparent à cette année de concours (par ex. l’option Concours Lettres) sont insuffisamment dotés.
2) Les enseignements de type « Ateliers, Pratiques », très nombreux en Musique et Asie, sont mal appréciés. Ces enseignements, du type de : « Harmonie au clavier » en musique et « Atelier de réalisation » en ASIE, ne peuvent se faire que par petits groupes. L’argument qui vaut pour TICE (24 étudiants par groupes) devrait valoir pour ces enseignements de pratique, qui sont à visée professionnalisante.
3) Les UE à choix, comme les Langues vivantes ou les choix disciplinaires, nécessaires à partir de la L3, ne sont pas dotés, puisque les calculs de dotation ne tiennent compte que des effectifs globaux.
4) Le FLE n’est que très partiellement financé (sur la base des 63h allouées aux Options Pro de licence).
5) Les cours à destination des étudiants étrangers (84h) ne sont plus financés ; or ces cours attirent des étudiants étrangers venant de toutes les composantes et permettent une meilleure intégration des étrangers dans les dispositifs d’échange (dont profitent aussi toutes les composantes). Il n’est pas normal que leur financement soit à la seule charge de Lesla.
Face à ces problèmes, on peut envisager plusieurs solutions.
Sur le plan général, demande est faite aux directeurs de département de maîtriser au mieux les coûts de formation, sans pour autant nuire à la qualité pédagogique, qui est la priorité de la faculté ; une attention particulière doit être portée au nombre de groupes ouverts. L’intervention de Denis Reynaud permet d’envisager un certain nombre de pistes d’amélioration :
1) Pour les concours, contact a été pris avec les collègues de Lyon3, pour une mutualisation partielle des cours (notamment les cours spécifiques sur auteurs) ; ceci pourrait se faire en 2008-2009. En contrepartie, il faut que la faculté puisse compter sur le soutien financier de la présidence, pour ne pas se trouver en difficulté, face à Lyon3.
2) Les enseignements de type « Pratique » doivent faire l’objet d’une revalorisation pédagogique ; une demande sera faite dans ce sens auprès du président et les directeurs de département sont invités à faire une liste précise de ce type d’UE.
3) Pour les UE à choix, les départements sont invités à veiller à ce que les TD soient bien remplis et éventuellement à mutualiser les enseignement sur deux niveaux. Cependant est réaffirmé avec force la nécessité au niveau L3 d’une formation plus spécifique que celle des deux premières années, qui permette aux étudiants de choisir leur parcours futur de recherche. Pour les langues vivantes, il faut doter séparément les langues vivantes (au moins les plus fréquentes : anglais, allemand, italien, espagnol).
4) Le FLE pourrait devenir un DU, organisé par la Formation continue Lettres, dès la rentrée 2008, à la condition que la contribution demandée aux étudiants ne soit pas trop augmentée par rapport aux frais actuels d’inscription.
5) Les cours pour étudiants étrangers pourraient devenir des UE libres, ce qui leur permettrait d’être financés.
Le conseil prend acte des difficultés de la faculté et de la nécessité de trouver des moyens pour y faire face. Cependant il déplore que les missions d’enseignement disciplinaires ne semblent pas être la priorité de l’Université ; il craint très vivement que les économies demandées ne se fassent au détriment de la qualité pédagogique ; il s’interroge sur le lien entre l’extension des enseignements de TICE et la réduction des dotations des composantes. Les élus étudiants sont alertés sur ce problème.
Nathalie Fournier signale que la réduction drastique de la dotation semble toucher toutes les composantes, que les doyens s’en sont émus et qu’une lettre commune a été adressée au président en ce sens.
Après débat, la séance du conseil extraordinaire est levée à 17 h 30.
La doyenne de la faculté des Lettres, Sciences du Langage et Arts.
Nathalie FOURNIER
